Motocyclisme: Le cri d'alarme du patron de Jesko Raffin
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MotocyclismeLe cri d'alarme du patron de Jesko Raffin

Jarno Janssen, le boss du team NTS RW Racing qui aligne notamment le Zurichois en Moto2, est très inquiet pour l'avenir.

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Sport-Center
L'équipe de Jesko Raffin est en danger.

L'équipe de Jesko Raffin est en danger.

Keystone

Les renvois n’ont pas encore été officiellement annoncés par la F.I.M. (Fédération internationale) et Dorna (promoteur du championnat du monde), mais les décisions politiques prises ces derniers jours en Allemagne et aux Pays-Bas sont définitives: il n’y aura pas de grands événements publics avant fin août dans ces deux pays (et ailleurs...) Les deux prochains GP à venir, celui d’Allemagne (le 21 juin) et des Pays-Bas à Assen, le week-end suivant, n’auront donc pas lieu.

L’équipe néerlandaise dirigée par Jarno Janssen, celle pour laquelle roule cette année le Zurichois Jesko Raffin en Moto2, est plus que les autres directement concernées: «Assen, c’est bien sûr la course la plus importante pour nous et pour la plupart de nos sponsors», explique le patron. Qui laisse entendre que la situation actuelle pourrait avoir des conséquences directes sur la survie même de sa structure: «On croise les pouces pour que le GP des Pays-Bas puisse se dérouler plus tard dans l’année, mais dans quelles conditions? Sans public? Sans les centaines de supporters et d’invités qui viennent chaque année à Assen pour soutenir le seul team néerlandais des GP?»

Et les sponsors?

Répondre à la question, c’est comprendre immédiatement les conséquences à craindre pour cette équipe, comme pour beaucoup d’autres ailleurs. Jarno Janssen, encore: «Aussi longtemps que la quasi-totalité du globe est confinée, vous ne pouvez pas imaginer qu’un groupe, même limité à un millier de personnes, puisse voyager et aller donner spectacle dans différents pays. C’est l’immense problème actuel, vous ne pouvez rien prévoir, rien organiser, vous ne savez pas que dire à vos partenaires. La seule chose qui nous reste, c’est d’attendre le feu vert. Nos deux pilotes, Bo (Bendsneyder, le Néerlandais) et Jesko (Raffin) s’entraînent comme ils le peuvent, en attendant, mais la situation est de plus en plus scabreuse, car nous dépendons essentiellement de sponsors qui connaissent eux aussi des moments très difficiles.»

Autant d’entreprises qui, à la reprise, auront pour la plupart d’entre elles d’autres priorités que des opérations de sponsoring auprès de clubs et de structures sportives: «Je sais que c’est difficile pour tout le monde, que nous ne sommes pas les seuls avec ces doutes existentiels», ajoute Jarno Janssen.

Si la société Dorna, promotrice du championnat du monde, aide financièrement depuis le début de la crise les différentes équipes, elle ne pourra pas éternellement jouer les banques.

Jean-Claude Schertenleib

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