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TennisLe dernier défi de Marco Chiudinelli?

Marco Chiudinelli doit rencontrer Stan Wawrinka mardi aux Swiss Indoors de Bâle. Il refuse d'évoquer l'avenir pour l'instant.

Marco Chiudinelli

Marco Chiudinelli

Keystone

«Je ne m'exprimerai pas sur mon avenir ce soir !» A la veille de croiser le fer ce mardi avec Stan Wawrinka aux Swiss Indoors de Bâle, Marco Chiudinelli a entretenu le mystère.

A 35 ans, celui qui est le doyen du tableau de ces Swiss Indoors 2016 ne souhaite également pas préciser si sa décision est arrêtée. Refera-t-il encore un tour de piste ou mettra-t-il un terme à une carrière marquée, bien sûr, par la conquête de la Coupe Davis en 2014 et par cette place de 52e mondial qu'il a occupée en février 2010 grâce en premier lieu à son accession en demi-finale des Swiss Indoors 2009 ? A entendre ses propos, tout dépendra en fait de son classement en fin d'année. S'il lui assure une place dans le tableau principal de l'Open d'Australie, il poursuivra sa carrière.

130 points à gagner

Pour atteindre cet objectif, Marco Chiudinelli, classé 119e ce lundi, doit cueillir 130 points ATP d'ici la fin de l'année. «Ici à Bâle, chaque match joué équivaut à un tiers des points qui me manquent», glisse-t-il. C'est exact pour les deux premiers tours, mais pas pour le quart de finale dont l'enjeu à lui seul est de 90 points. Le «problème» pour Chiudinelli est que le tirage au sort lui «a réservé en la personne de Stan Wawrinka, le vainqueur de l'US Open et la tête de série no 1 du tableau».

«J'aurais préféré affronter un autre joueur», avoue le Bâlois qui sait parfaitement que le Vaudois reste sur quatre défaites au premier tour, mais qu'il fut également demi-finaliste à deux reprises des Swiss Indoors, en 2006 et en 2011.

«Je veux croire que le premier tour est le plus difficile pour les meilleurs joueurs, lâche Marco Chiudinelli. Stan est en revanche pratiquement inarrêtable dès qu'il est lancé. On l'a bien vu à New York.» Ce derby suisse sera une «première» sur le Circuit de l'ATP, mais les deux hommes s'étaient affrontés en... 2001 à Echallens dans le cadre d'un tournoi satellite. Chiudinelli l'avait emporté 7-5 6-3. «Je ne le connaissais pas à l'époque, se souvient le Bâlois. Stan ne s'entraînait pas en Suisse et il ne jouait pas les tournois juniors. Ce n'est qu'en 2003 qu'il s'est révélé à la faveur de sa victoire dans le simple juniors de Roland-Garros. Mardi soir, nous livrerons un match qui sera bien sûr assez spécial dans le tournoi qui compte le plus pour moi. Mais il s'annonce très difficile.»

Un souvenir mortifiant

Toutefois, Marco Chiudinelli l'aborde avec quelques certitudes. On se souvient que le Bâlois fut à deux doigts, à deux points plus précisément, de se qualifier pour les seizièmes de finale de l'US Open. Il a, en effet, cédé devant Lucas Pouille en cinq sets au terme d'un match homérique dont le souvenir demeure mortifiant. «Bien sûr, je nourris encore aujourd'hui des regrets sur ce match. J'ai servi pour le gain de la partie au troisième set. Mais c'est Pouille qui est vraiment allé chercher ce break, se souvient-il. Lors de mes quatre matches précédents à l'US Open (ndlr: il était issu des qualifications), je n'étais pas vraiment satisfait du niveau de mon jeu malgré les victoires. Contre Pouille, le niveau était bien là, mais pas la victoire. Cette défaite m'a coûté 45 points ATP. J'espère les gagner mardi.» Stan Wawrinka est averti: il aura en face de lui dès 19 heures à Halle Saint-Jacques un homme qui aura le couteau entre les dents.

Rendez-vous à partir de 19h à la halle St-Jacques

Le Vaudois et le Bâlois n'ont encore jamais été opposés sur le circuit ATP. Les deux hommes s'étaient toutefois affrontés en... 2001 à Echallens dans le cadre d'un tournoi satellite. Et si c'est Marco Chiudinelli qui avait gagné, c'est Stan Wawrinka qui rayonne aujourd'hui sur le tennis mondial. Même si les Swiss Indoors ne lui ont pas souri depuis quatre ans.

«Je ne peux que faire mieux que ces dernières années», avait reconnu dimanche le no 3 mondial. «Bâle reste un tournoi que j'apprécie, qui se joue dans une salle pleine et où je suis très soutenu. Je sais que je peux m'y illustrer. Et je l'ai prouvé par le passé».

Selon Stan Wawrinka, tout dépendra de son adaptation à la surface bâloise. «Les conditions de jeu sont rapides. Et si je suis hésitant, je sais que mon niveau de jeu peut rapidement baisser. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé ces dernières années», a-t-il relevé.

(si)

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