Neuchâtel – Le désespoir des commerçants neuchâtelois tient en une photo
Publié

NeuchâtelLe désespoir des commerçants neuchâtelois tient en une photo

Par la voix de leur président Daniel Carlino, les commerçants neuchâtelois se disent «anéantis, désemparés, tristes et surtout très très inquiets» quant à leur avenir.

par
Vincent Donzé
Le regard sombre de Daniel Carlino, président de l’association des commerçants du canton de Neuchâtel, a été saisi par une photographe d’Arcinfo. 

Le regard sombre de Daniel Carlino, président de l’association des commerçants du canton de Neuchâtel, a été saisi par une photographe d’Arcinfo.

Muriel Antille

Le communiqué a été diffusé lundi soir, avec un slogan choc qui tient en deux lettres: «AC» de ne pas assez nous soutenir, «AC» de payer les pots cassés, «AC» de ne pouvoir travailler, «AC» d’être les premiers sacrifiés, «AC» de voir nos clients tristes.

Par la voix et la photo de son président Daniel Carlino, les membres de l’Association des commerçants du canton de Neuchâtel se disent «anéantis, désemparés, tristes et surtout très très inquiets» pour leur avenir. Un appel à la solidarité est lancé: «Nous faisons appel à la population pour continuer à nous soutenir afin de préserver les commerçants locaux!»

Avec Daniel Carlino à leur tête, les restaurateurs sont dépités, suite aux dernières restrictions proposées par le Conseil fédéral: «Nous avions enfin des réservations avec des groupes et des soupers d’entreprises et tout tombe à l’eau!»

«Ces derniers mois, nous avions déjà une baisse significative de 50% de notre chiffre d’affaires», disent les commerçants neuchâtelois. «Nous comptions sur ces dernières semaines afin non pas de gagner de l’argent, mais uniquement de diminuer nos pertes!» disent-ils.

La solution? «Il est important que vous continuiez à nous soutenir, comme vous l’avez toujours et très bien fait depuis le début de cette crise», martèle Daniel Carlino. Son message se veut «un cri, un cri d’alarme, un hurlement de SOS».

Le message de Daniel Carlino:

«Nous souhaitons faire passer un simple message à la population et ce message, c’est de continuer, encore et même plus que d’habitude, à nous soutenir et venir consommer et acheter dans vos commerces locaux. Il faut impérativement préconiser une consommation locale auprès de tous les commerçants et ceci afin que nous puissions survivre et conserver nos commerces».

«Avec la perte de toutes les réservations que nous subissons depuis une semaine (pas par dizaine, mais par centaines d’annulations), nous allons encore perdre plus, et beaucoup d’entre nous ne pourront nous relever de cette énième nouvelle vague de restriction».

«À ce jour, nous ne savons toujours pas si nous allons percevoir des aides au 1er janvier! Depuis fin septembre, nous n’avons même plus les aides RHT pour nos apprentis (es) et ceci est une aberration totale, car notre jeunesse est l’avenir et nous ne percevons plus rien pour nos jeunes!»

«Soyons solidaires! Soyons unis, afin de pouvoir continuer à conserver nos commerces. Aujourd’hui encore, plus que d’habitude, nous avons impérativement besoin de tous nous serrer les coudes. Notre message est réellement de convier la population à continuer de consommer le plus localement possible afin de maintenir nos commerces. Merci d’essayer de moins commander via internet, si possible».

«Nous avons un choix incroyable afin que vous puissiez faire des magnifiques paniers garnis avec des produits de vos commerçants locaux. Merci de venir consommer local!»

À l’été 2020, en pleine pandémie, Daniel Carlino s’est battu avec succès contre la taxe perçue sur les terrasses,

À l’été 2020, en pleine pandémie, Daniel Carlino s’est battu avec succès contre la taxe perçue sur les terrasses,

Lematin.ch/Vincent Donzé

Le 2 août 2020, lematin.ch relayait le coup de gueule de Daniel Carlino, gérant du plus ancien bistrot de La Chaux-de-Fonds, en guerre contre une taxe municipale perçue en pleine pandémie. «Payer 590 francs de taxe pour ma terrasse? Non merci!» s’offusquait alors Daniel Carlino. Combat gagné par le patron «La Différence», fondateur de l’association «Sauvons les entreprises neuchâteloises».

Votre opinion

8 commentaires