Etats-Unis: Le DG de Trump inculpé de violences conjugales
Publié

Etats-UnisLe DG de Trump inculpé de violences conjugales

Le nouveau directeur général de campagne de Donald Trump, Steve Bannon, a des antécédents judiciaires.

Steve Bannon (ici en réunion avec l'équipe électorale) avait plaidé non coupable et n'a pas souhaité s'exprimer sur la question. (26 août 2016)

Steve Bannon (ici en réunion avec l'équipe électorale) avait plaidé non coupable et n'a pas souhaité s'exprimer sur la question. (26 août 2016)

Reuters

Le nouveau directeur général de campagne de Donald Trump Steve Bannon avait été poursuivi pour violences conjugales en 1996, rapporte vendredi la presse new-yorkaise.

Il avait aussi à l'époque menacé celle qui était alors sa femme de représailles si elle témoignait contre lui, selon le New York Times et le New York Post.

Steve Bannon avait été inculpé en février 1996 de violences domestiques, voies de fait et tentative d'intimidation, mais l'affaire avait été classée quand son épouse, Mary Louise Piccard, ne s'était pas présentée pour témoigner quelques mois plus tard, selon les mêmes sources.

Violences physiques

Le 1er janvier, le couple s'était violemment disputé, la dispute devenant physique. Il l'avait saisie par la gorge et le bras, selon le New York Post, et avait lancé le téléphone de l'autre côté de la pièce en l'insultant quand elle avait tenté d'appeler la police.

Celle-ci avait trouvé sur place un téléphone en morceaux, et photographié les traces sur le cou et les poignets de Mary Louise Piccard.

Elle a ensuite expliqué dans des documents de justice, obtenus par les quotidiens, que M. Bannon lui avait demandé de quitter la ville pour ne pas avoir à témoigner contre lui.

Menaces envers la victime

L'avocat de Steve Bannon l'avait «menacée» et lui avait dit qu'elle «n'aurait pas d'argent et aucun moyen de subvenir aux besoins de leurs filles jumelles», âgées de quelques mois, s'il était jugé.

Et que si elle persistait, «lui et son avocat s'assureraient qu'(elle) serait celle qui serait coupable».

La jeune femme s'était exécutée, s'enfuyant avec les petites filles, jusqu'à ce que l'avocat «me téléphone et me dise que je pouvais revenir».

Cet avocat, Steven Mandell, contacté par le New York Times, a démenti avoir fait pression.

M. Bannon avait plaidé non coupable et n'a pas souhaité s'exprimer. Sa porte-parole Alexandra Preate a affirmé qu'il avait une «très bonne relation» avec son ancienne épouse. Le couple s'était séparé peu après l'incident.

(AFP)

Votre opinion