Football: Le directeur sportif du FC Sion a plongé dans la Bombonera

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FootballLe directeur sportif du FC Sion a plongé dans la Bombonera

Parti en repérage, Barthélémy Constantin termine un périple de 10 jours en Argentine où il a vécu au quotidien la folie du football sud-américain.

par
Sport-Center

Barthélémy Constantin n'a pas assisté dimanche dernier au naufrage du FC Sion, encaissant à la Swissporarena lucernoise un quatrième revers consécutif. A ce moment-là, le directeur sportif valaisan se trouvait à 11500 km, en Argentine, pour un voyage de prospection destiné notamment à ouvrir des portes.

«L'une des priorités, explique l'intéressé au bout du fil, c'était de se faire une idée plus précise de la valeur réelle du championnat argentin, de se rendre compte de la qualité des joueurs sur place afin de voir ce qu'il était possible de faire. Cela a aussi permis de rencontrer des gens importants, aussi bien des dirigeants que des agents…»

L'homme a ainsi pu compléter un carnet d'adresse déjà bien fourni dans le but de mettre en place un futur réseau. «Si vous n'avez pas les clubs en direct, c'est tout de suite plus compliqué au niveau des prix, assure notre interlocuteur, accompagné durant son périple par le responsable de la communication du FC Sion. Dès qu'un bon joueur flambe, c'est vite plusieurs millions de francs en plus.»

Durant une dizaine de jours, Barthélémy Constantin a vécu et respiré foot, visionné plusieurs matches, visité plusieurs centres de formation, etc. «Ce qui m'impressionne le plus, dit-il, c'est l'envie qui émane des joueurs. Ici, les mecs ne craignent pas d'aller au combat, ils n'ont pas peur de se faire mal.»

A Buenos Aires, la petite délégation valaisanne s'est notamment rendu deux fois à la mythique Bombonera (littéralement la Bonbonnière, une enceinte de 50'000 places), assistant notamment mardi soir au Superclásico entre Boca Juniors et River Plate dans une ambiance de feu, à l'occasion de la demi-finale retour de la Copa Libertadores (1-0 pour Boca, qui s'était incliné 2-0 lors du match aller).

Une ambiance qui n'a pas manqué d'impressionner les visiteurs helvétiques. «J'imaginais bien que c'était spécial mais quand même pas à ce point. J'en ai eu des frissons. Quand on est confronté à la réalité du football argentin, il faut arrêter de parler de pression chez nous. C'est sans commune mesure avec ce qui se vit ici au quotidien.»

Le directeur sportif, qui doit atterrir ce samedi matin en Suisse, arrivera juste à temps pour assister au derby du Rhône. «Ce que l'on a pu vivre était hautement profitable, conclut-il. Des contacts ont déjà pu être établis. A moyen terme, l'idée est de mettre en place une vraie stratégie…»

N.JR

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