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DopageLe docteur Mondenard répond aux excuses farfelues

Dans «l'Équipe» de ce jour, le docteur Mondenard, spécialiste du dopage, répond aux excuses aberrantes des sportifs.

Plus c'est gros, plus c'est vrai? Le docteur Jean-Pierre de Mondenard, médecin du sport et spécialiste des questions de dopages, répond aux excuses parfois jugées aberrantes de certains sportifs. Etonnement, la crédibilité est souvent de mise.

Le dentifrice à la nandrolone de Baumann Contrôlé positif à deux reprises lors des JO de Barcelone, l'athlète allemand portes plainte contre X pour «blessure volontaires». Il estime que son tube de dentifrice a été manipulé dans le but de lui nuire. La réponse de Mondenard: «Farfelu à première vue, mais plausible. Le doping to lose, c'est-à-dire l'action volontaire d'un tiers pour nuire à un concurrent, est vieux comme le monde.»

Rumsas et sa belle-mère Alors que son épouse est interceptée par les douaniers français le coffre rempli de produits illicites lors du Tour de France 2002, Raimonidas Rumsas affirme aux enquêteurs que ces produits sont destinés à sa belle-mère. La réponse de Mondenard: «Non, là, désolé, je ne peux rien pour lui. Si j'en crois la liste de la saisie, sa belle-maman est donc atteinte d'un cancer, diabétique et naine de surcroît... Or, selon quelques images TV, j'ai pu observer qu'elle se portait plutôt pas mal, même si elle a effectivement été opérée d'une tumeur. Bidon, Raimonidas...»

La folle nuit de Mitchell Dennis Mitchell, médaillé de bronze du 100m à Barcelone en 1992, est contrôlé positif à la testostérone en 1998. Il explique que son fort taux de testostérone ce jour-là est du à son activité sexuelle durant la nuit, lui qui avait fait «quatre fois l'amour», sans compter une consommation de «cinq bouteilles de bière». La réponse de Mondenard: «Faux. Même si l'alcool joue un rôle sur le taux de testostérone, le test de confirmation détermine et avère la présence de testostérone synthétique.»

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