27.08.2015 à 13:16

ParisLe dossier des «Dames pipi» renvoyé aux Prud'hommes

Depuis le premier juillet, une demi-douzaine de sanitaires parisiens ont changé de gestionnaires. Mais cette reprise menace l'emploi des «dames pipi».

DR/Photo d'illustration

Les Prud'hommes de Paris ont renvoyé ce jeudi 27 août à un juge professionnel le soin de trancher le litige opposant le nouveau gestionnaire des toilettes de monuments parisiens 2theloo à une poignée de «dames pipi», qui demandent à être reprises par ce dernier, a-t-on appris auprès de FO.

«L'affaire a été renvoyée à un juge départiteur. Ils ont préféré que ce soit un juge professionnel qui prenne la décision», a indiqué la représentante du syndicat assistant une partie des salariées.

L'audience de départage est fixée au 8 septembre à 10h, a-t-elle précisé.

A l'issue d'un appel d'offres, une filiale du groupe néerlandais 2theloo a repris au 1er juillet plusieurs toilettes de hauts lieux touristiques parisiens (Sacré-Coeur, Notre-Dame, Place de l'Etoile...). Mais elle ne veut pas garder les salariées de l'ancien prestataire, onze femmes, ayant souvent dépassé la soixantaine et comptant de 12 à 32 ans d'ancienneté.

Sans salaire

Depuis, sans salaire ni employeur, elles manifestent tous les jours devant les toilettes fermées de la butte Montmartre.

Neuf d'entre elles ont saisi en référé (procédure d'urgence) le conseil des Prud'hommes de Paris. Elles demandent l'application de l'article 7 de la convention collective de la propreté, qui prévoit la reprise automatique des personnels.

En réponse, l'entreprise fait valoir que son activité principale «ne relève pas de la propreté», mais consiste en «l'exploitation commerciale de site». Avec son concept de «toilettes-boutiques», 2theloo offre «un service inspiré des conciergeries de luxe», c'est «totalement différent», a souligné mercredi à l'audience son avocat Paul Coëffard.

(AFP)

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