Actualisé 11.04.2014 à 23:21

FRANCELe «droit à la déconnexion» fait ricaner les anglo-saxons

Le secteur du numérique en France vient d'accorder à certains cadres un «droit à la déconnexion». Une mesure souvent mal comprise par la presse anglo-saxone, qui se moque.

Le secteur du numérique en France vient d'accorder un «droit à la déconnexion» pour les cadres qui ne bénéficient pas d'horaire hebdomadaires fixes, ce qui a suscité des moqueries «anti-frenchies» dans les médias anglo-saxons.

L'accord signé entre les organisations patronales et le syndicats du secteur prévoit que pour respecter une durée de repos minimum, les outils informatiques professionnels (mail, portables, etc) devront être éteints. L'employeur doit afficher «le début et la fin d'une période quotidienne et d'une période hebdomadaire au cours desquelles les durées minimales de repos» devront être respectées (11 heures consécutives quotidiennes et 35 heures hebdomadaires).

Il stipule que «l'effectivité du respect par le salarié de ces durées minimales de repos implique pour ce dernier une obligation de déconnexion des outils de communication à distance»

Un bon déjeuner arrosé de Côtes du Rhône

Certains médias en ligne anglo-saxons ont ironisé sur cette mesure, interprétée par le Guardianou la BBCcomme une interdiction de lire ou d'envoyer des mails passé 18 heures.

The Independenta rappelé notamment que la France est «le seul pays au monde à avoir instauré la semaine de 35 heures» et souligné que «tout le monde aimerait bien prendre plusieurs heures pour un bon déjeuner arrosé de Côtes du Rhône, puis éteindre son portable en partant du bureau».

(AFP)

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