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Interview«Le droit au blasphème est notre bien le plus sacré»

L’essayiste française Caroline Fourest publie un vigoureux «Eloge du blasphème». Elle s’explique.

par
Michel Audétat
Caroline Fourest: «J’ai écrit «Eloge du blasphème» pour maintenir une alerte intellectuelle et pour retrouver le sommeil.»

Caroline Fourest: «J’ai écrit «Eloge du blasphème» pour maintenir une alerte intellectuelle et pour retrouver le sommeil.»

Lea Crespi / Pasco

Après les attentats parisiens de janvier, quand se sont exprimés tous ceux qui ne veulent pas «être Charlie», Caroline Fourest a voulu mettre les choses au point.

Elle a écrit un «Eloge du blasphème» qui n’a pas plu à Aymeric Caron: dans l’émission «On n’est pas couché» diffusée hier (France 2), le chroniqueur a provoqué une violente dispute avec l’auteur du livre.

Défense de la laïcité

Dans l’interview qu’elle a accordée au «Matin Dimanche», Caroline Fourest s’explique sur le fond du débat. Pourquoi faire l’éloge du blasphème? Faut-il l’aimer pour le défendre? Est-il mieux compris à droite qu’à gauche?

«Aussi bizarre, que cela puisse paraître, il faut ce degré d’impertinence et de désacralisation pour protéger aussi bien les croyants que les non-croyants. C’est grâce à ce droit au blasphème que la laïcité tient bon. Il faut donc faire son éloge pour se tenir aux côtés des blasphémateurs quand on menace de les tuer.»

Pour en savoir plus, consultez le nouveau site du Matin Dimanche, www.lematindimanche.ch, sur votre ordinateur personnel, votre tablette ou votre smartphone. L’application Le Matin Dimanche est toujours disponible sur iPad.

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