Hockey sur glace: Le droit de rêver
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Hockey sur glaceLe droit de rêver

Vainqueur de Bienne, Ge/Servette est toujours en course pour les play-off.

par
Gregory Beaud
Genève

Les guerriers du Ge/Servette continuent de croire en eux. Là où tout le monde les disait mûrs pour disputer le tour de placement, les Genevois se sont imposés face à Bienne 4-1 et disputeront une «finale» face à Zurich demain (19 h 45). Un match couperet qui n'a pas de quoi impressionner ce GSHC qui ne dispute que ça depuis plusieurs semaines déjà. Car la réalité du classement est la suivante: une victoire face à Zurich en 60 minutes qualifierait les Aigles. Tout autre résultat les condamnerait à jouer le tour des malheureux avec FR Gottéron, Davos et Rapperswil. Tout ou rien, en somme.

Face à Bienne et alors qu'ils n'avaient pas le droit à l'erreur, les hommes de Chris McSorley n'ont jamais paru perdre le contrôle. Pas même après l'ouverture du score de Damien Riat, un ancien de la maison. C'est d'ailleurs cet aspect qui impressionne le plus au terme de ce succès totalement mérité. Sûre de son hockey et de son plan de jeu, cette équipe a continué de dérouler son plan de match réglé à la lettre. C'est presque tout naturellement que la rencontre a tourné en faveur des joueurs locaux.

L'exemple John Fritsche

Un joueur personnifie cette équipe mieux que quiconque: John Fritsche. L'ailier puncheur, que FR Gottéron ne souhaitait pas conserver, avait signé un contrat avec… Sierre. «Eliot Berthon se fout sans arrêt de moi, rigole-t-il. Il me dit que je n'ai rien à faire là.» Et pourtant «Johnny» fait un sacré job de l'ombre. Mais lors de ce week-end capital, il s'est mis en lumière. Vendredi soir à Fribourg, c'est lui qui a ouvert la marque… de la hanche. Hier, c'est lui qui a assuré le succès grenat en toute fin de match. Il est finalement à l'image de ces Aigles qui ne s'avouent jamais vaincus.

Demain, GSHC disputera à nouveau le match le plus important de sa saison. Le douzième de suite, environ. Mais cette fois-ci, ce sera un vrai duel «à la vie, à la mort» entre deux équipes qui ne sont pas encore «en vert au Teletext». Devant leurs supporters, les Genevois ont un avantage de taille: cela fait plusieurs semaines que plus personne ne croit en eux. Et ils adorent cultiver cet esprit de révolte qui leur va si bien. «Nous, dans le vestiaire, nous avons une mission, a détaillé John Fritsche. Nous savons que nous sommes capables de le faire.» Une chose est sûre, le riche effectif des Zurich Lions n'a pas intérêt à prendre ce Ge/Servette de haut sous peine de se retrouver dans un sacré bourbier. Et les Aigles n'attendent que ça.

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