Ski alpin: Le drôle d’anniversaire de Michelle Gisin

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Ski alpinLe drôle d’anniversaire de Michelle Gisin

L’Obwaldienne a fêté ses 27 ans ce samedi. Une journée chamboulée par la tempête de neige qui touche Saint-Moritz.

par
Ugo Curty
(Saint-Moritz)
Michelle Gisin posait devant l’hôtel de l’équipe de Suisse vendredi, à la veille de son 27e anniversaire.

Michelle Gisin posait devant l’hôtel de l’équipe de Suisse vendredi, à la veille de son 27e anniversaire.

KEYSTONE/Alexandra Wey

Pour la première fois de sa carrière, Michelle Gisin aurait dû fêter son anniversaire en course. La championne olympique du combiné aurait dû prendre part ce samedi, jour de ses 27 ans, au premier super-G de la saison à Saint-Moritz. La tempête qui frappe l’Engadine en a décidé autrement. «Depuis que je suis petite, je demande toujours d’avoir de la neige comme cadeau. J’en ai reçu plein cette année, s’amusait l’Obwaldienne, qui est née le 5 décembre 1993 dans le village grison de Samedan, à quelques kilomètres de Saint-Moritz.

«On a très vite compris qu’on ne pourrait pas courir ce week-end, a-t-elle relativisé. Vu que les épreuves prévues en Chine ont été annulées, on pourrait peut-être revenir rattraper ces deux super-G dans les Grisons en février après les championnats du monde.»

L’annulation de la première course est tombée à 6h30 samedi, au matin de l’anniversaire de Michelle Gisin. «Je n’ai pas appris la nouvelle tout de suite. Je me suis d’abord levée sans allumer mon téléphone. J’ai bu un bouillon et un thé au calme. Je me suis dit que j’allais vite regarder si on m’avait écrit avant de faire mon yoga. Parmi les messages d’anniversaire, j’ai vu que «Roli» (ndlr: Roland Platzer, entraîneur en chef pour la vitesse) nous avaient annoncé que la course n’aurait pas lieu. Je n’ai pas compris tout de suite parce que j’étais à moitié endormie. Drôle de réveil.»

Du cidre pour trinquer

Michelle Gisin, poussée au chômage technique, a pu profiter de sa journée. «J’ai mangé un gâteau d’anniversaire avec mes parents et ma sœur (ndlr: Dominique. championne olympique de descente en 2014). C’était super cool. Dans l’après-midi, on a fait des jeux avec l’équipe.» Même si les mesures sanitaires imposées par la pandémie l’ont empêchée d’organiser une véritable fête, la jubilaire a trinqué au cidre avec ses coéquipières Wendy Holdener, Jasmine Flury et Joana Hählen.

Jasmine Flury, Joana Hählen, Wendy Holdener et Michelle Gisin (de gauche à droite) ont marqué le coup.

Jasmine Flury, Joana Hählen, Wendy Holdener et Michelle Gisin (de gauche à droite) ont marqué le coup.

En début de soirée samedi, le danger d’avalanche a poussé les autorités à fermer les remontées mécaniques de la région. Une décision qui réduisait à néant les derniers espoirs d’organiser le super-G prévu dimanche à Saint-Moritz. «Dès qu’on a su qu’il n’y aurait pas du tout de course, tout le monde ou presque a fui (rires). Je dois presque être la dernière à être dans cet hôtel, rigolait-elle alors. Non, ce n’est pas vrai. Il reste encore un petit groupe de gens. On va pouvoir passer une soirée tranquille tous ensemble, avant de partir.»

Direction Courchevel

Michelle Gisin a quitté les Grisons dimanche matin, alors que les chutes de neige n’avaient pas faibli sur Saint-Moritz. La semaine prochaine, elle mettra le cap sur Courchevel. La station savoyarde doit accueillir deux géants samedi et dimanche. Enfin, seulement si les éléments se calment d’ici là dans les Alpes.

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