04.08.2020 à 19:30

FootballLe FC Sion a fêté son maintien au McDo

Alors que le club valaisan a fêté son maintien dans un fast-food, Christian Constantin évoque la transition entre le présent exercice et le suivant. «On ne bradera pas la Coupe », promet-il. Kasami sur le départ.

par
Nicolas Jacquier
Lundi à Genève, Christian Constatin et Paolo Tramezzani se sont tombés dans les bras au coup de sifflet final. Et tant pis pour les règles de distanciation…

Lundi à Genève, Christian Constatin et Paolo Tramezzani se sont tombés dans les bras au coup de sifflet final. Et tant pis pour les règles de distanciation…

Keystone

Sion doit-il son maintien en Super League à la panne d’électricité qui a provoqué l’interruption du derby du Rhône durant près de 20 minutes, au moment même où Servette semblait parti pour se royaumer? Christian Constantin n’est pas loin de valider l’hypothèse. «La panne d’éclairage nous a remis d’équerre, reconnait-il. Avant, on était mal…» A l’heure du dénouement, le sursaut d’orgueil valaisan a provoqué une fête improvisée à la Praille. C’est ensuite dans un McDo voisin que Sion est allé «célébrer» une huitième place synonyme de maintien – héros de la soirée avec un but et un assist, Kasami a réglé l’addition pour toute l’équipe.

«La panne d’éclairage nous a remis d’équerre. Avant, on était mal…»

Christian Constantin, président du FC Sion

A cette occasion, il est vraisemblable que Pajtim Kasami a disputé son dernier match sous le maillot du FC Sion, ce que l’intéressé, dont le contrat s’achève officiellement le 15 août, a d’ailleurs clairement laissé entendre lors de son passage en salle de presse. Un départ programmé qui s’explique aussi par sa volonté de retrouver l’équipe nationale. «Or quand tu joues à Sion, précisait l’attaquant, tu n’as pratiquement aucune chance d’être appelé en sélection. En évoluant à Bâle ou à YB, la situation aurait été différente.»

Perdre son meilleur élément, son employeur s’y est déjà résolu. «Pajtim a fait son job mais il ne va sans doute pas rester, confirme CC. Surtout quand je vois ce qu’il gagne chez moi et qu’il n’y a personne dans les stades pour remplir les caisses depuis la mi-février…»

«Paolo est venu pour me rendre service et assurer le maintien, mon brave entraîneur a tenu parole en faisant progresser l’équipe»

Christian Constantin

A Tourbillon, Christian Constantin est confronté aux joueurs en fin de contrat alors même que la Coupe se profile. «Quand on a prolongé les contrats en juin, on a convenu qu’on allait finir le championnat (…) Ceux qui restent devront avoir un contrat pour la saison prochaine.»

Le cas de Paolo Tramezzani, qui a accompli la mission pour laquelle il avait été engagé, demeure lui aussi en suspense. Du moins en théorie. Car l’on sent le président déjà prêt à poursuivre l’aventure avec son sauveur. «Paolo est venu pour me rendre service et assurer le maintien, mon brave entraîneur a tenu parole en faisant progresser l’équipe. C’est quelqu’un que j’apprécie aussi. Mais lui ne m’a fait aucune promesse pour la suite et je ne lui ai rien promis non plus.»

Pour CC, la Coupe reste «un trophée à aller chercher»

Ce jeudi à Rapperswil, le technicien italien sera néanmoins toujours assis sur le banc du FC Sion pour le compte du quart de finale. «On ne va pas brader la Coupe, cela reste un trophée à aller chercher, sinon autant déclarer forfait.» La situation n’en demeure pas moins extraordinairement ambiguë. «On doit jouer la Coupe avec le contingent actuel tout en préparant la prochaine saison avec de nouveaux joueurs. Cela semble pour le moins incongru.»

Avec une éventuelle demi-finale contre le vainqueur de Lucerne-YB programmée ce dimanche encore à Berne et une potentielle finale repoussée au 30 août, le FC Sion bénéficierait surtout d’une pause réduite à sa portion congrue si l’on sait que le championnat 2020-2021 reprendra le 12 septembre déjà.

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29 commentaires
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Flag

05.08.2020 à 16:26

Franchement, quand je vois le niveau de vos articles, je me demande presque si c'est pas un robot, genre Google translate, qui rédige les contenus. Ma fille de 11 ans est nettement meilleure en orthographe et en grammaire que vos journalistes. Je n'exagère pas. Le niveau de français exigé serait-il différent pour les journalistes sportifs ? Affligeant.

alex

05.08.2020 à 05:55

Ce qui est fou dans cette société, c'est que fêter son titre au mcdo ça parait plus normal que de le fêter avec 2 verres de blanc et une raclette.

West

05.08.2020 à 05:40

Ce qui est super c’est qu’ils ont été au McDo