Publié

FootballLe FC Sion doit retrouver un esprit d'équipe

Au sortir d'une saison cauchemardesque, le club valaisan doit retrouver ses valeurs historiques. Priorité à la force du groupe.

par
Nicolas Jacquier
1 / 15
Michel Decastel, l'entraineur du FC Sion, parle a ses joueurs lors d'un entrainement en vue de la nouvelle saison du championnat suisse de football ce mercredi 19 juin 2013 au stade du Christ-Roi a Lens pres de Crans-Montana. (KEYSTONE/ Jean-Christophe Bott)

Michel Decastel, l'entraineur du FC Sion, parle a ses joueurs lors d'un entrainement en vue de la nouvelle saison du championnat suisse de football ce mercredi 19 juin 2013 au stade du Christ-Roi a Lens pres de Crans-Montana. (KEYSTONE/ Jean-Christophe Bott)

Keystone
Demetris Christofi, devant, nouveau joueur du FC Sion, en action avec Freddy Mveng, gauche, et Alexander Gourouli, derriere, lors d'un entrainement en vue de la nouvelle saison du championnat suisse de football ce mercredi 19 juin 2013 au stade du Christ-Roi a Lens pres de Crans-Montana. (KEYSTONE/ Jean-Christophe Bott)

Demetris Christofi, devant, nouveau joueur du FC Sion, en action avec Freddy Mveng, gauche, et Alexander Gourouli, derriere, lors d'un entrainement en vue de la nouvelle saison du championnat suisse de football ce mercredi 19 juin 2013 au stade du Christ-Roi a Lens pres de Crans-Montana. (KEYSTONE/ Jean-Christophe Bott)

Keystone
Michel Decastel, l'entraineur du FC Sion, lors d'un entrainement en vue de la nouvelle saison du championnat suisse de football ce mercredi 19 juin 2013 au stade du Christ-Roi a Lens pres de Crans-Montana. (KEYSTONE/ Jean-Christophe Bott)

Michel Decastel, l'entraineur du FC Sion, lors d'un entrainement en vue de la nouvelle saison du championnat suisse de football ce mercredi 19 juin 2013 au stade du Christ-Roi a Lens pres de Crans-Montana. (KEYSTONE/ Jean-Christophe Bott)

Keystone

Un vestiaire divisé, une guerre des clans, des coups fourrés, un défilé ininterrompu de coaches, quelques bannis et peu de résultats: lors du dernier exercice, le FC Sion s'est éloigné des valeurs de solidarité qui l'avaient longtemps caractérisé.

Il en résulta un divorce avec la base, une perte d'identification, un rejet populaire. C'est ce lien distendu avec le public que Michel Decastel et les Valaisans souhaitent reconquérir en premier lieu. Voilà qui passe impérativement par un état d'esprit à retrouver, un nouvel ordre moral, une discipline aussi.

Avant de rempiler pour un troisième passage sur le banc de Tourbillon et dans le but de régénérer un groupe parvenu en fin de cycle, le Neuchâtelois a obtenu le départ de plusieurs leaders indésirables. Depuis, une nouvelle hiérarchie s'est mise en place, plus naturelle. «Dorénavant, ce ne sont plus les joueurs qui commandent; il y a un patron, et derrière celui-ci, il y a un chef.» Et le chef, c'est lui.

Solidarité jusqu'à table

Ce nouvel état d'esprit dont Sion s'était trop éloigné, ce retour aux vertus historiques (boulot, humilité, etc.), Decastel est venu le construire sur le plateau de Crans-Montana. L'équipe y restera en villégiature jusqu'au 29 juin. «On doit retrouver tout ce qui nous a manqué ou, si cela n'existait pas, l'inventer. Cette solidarité s'est mise en place dès le premier jour du camp d'entraînement à table. Les jeunes, les vieux, les anciens, les nouveaux, tout le monde s'est mis ensemble. On sent déjà un groupe uni, impliqué. Il n'y a plus qu'un seul regard, celui, commun, de l'équipe.»

Epousant la célèbre théorie de Guy Roux, le coach a entrepris la chasse aux ego. «Quand un joueur croit que le terrain lui appartient, il faut le dégager.» La pelouse du Christ-Roi, à Lens, était hier celle du FC Sion et non d'individualités disparates. Avec les arrivées quotidiennes qui s'enchaînent, compensant la valse des départs, volontaires ou forcés, l'assemblage s'avérera peut-être plus compliqué que prévu, l'engagement de noms ronflants reléguant déjà la carte jeunesse au rang de couverture aux yeux de certains. «Si le vieux est meilleur que le jeune, il jouera, et inversement.» Depuis 48 heures, deux chasseurs de contrats sont à l'essai: un international géorgien (Guruli) ainsi qu'un attaquant franco-congolais (Nanizayamo).

L'explosif Demetris Christofi – «il a tout pour devenir un très grand joueur», selon son nouveau coach – s'annonce déjà comme l'une des attractions de la reprise. Loin de son île, le Chypriote, un peu décalé, s'imprègne de nouveaux repères. «Ce déracinement n'est pas facile à vivre, concède-t-il, mais le moment était venu pour moi de trouver un nouveau défi. Si tout se passe bien ici, Sion sera une étape vers un plus grand club européen.»

«Etre ensemble»

Séduit par le discours de Christian Constantin («il croit en mon potentiel»), le jeune marié a préféré le Valais à des offres de Maccabi Haïfa, Toulouse et Reading, en Angleterre.

Dernier des Mohicans avec Vanins, Vanczak évoquait hier l'impérieuse nécessité de restaurer un FC Sion «aimé» de ses supporters. «La clé, c'est d'être ensemble, tous ensemble.» Présent aux côtés des cadors de l'équipe, l'humoriste François Rollin se trouve ces jours-ci en repérage afin de monter une œuvre musicale – «le Carnaval des Animaux» de Saint-Saëns – dont les protagonistes seront les joueurs du FC Sion (18 août, sur la scène de la Ferme Asile dans le cadre de Sion Festival).

Pour faire écho à la volonté de se rapprocher de sa base, le club devait aller hier soir déjà à la rencontre de ses jeunes fans à l'occasion d'une séance de dédicace. Comme pour saluer la renaissance d'un mythe oublié.

Ton opinion