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CinémaLe Festival de Cannes s'ouvre avec des stars et une controverse

Robes longues, smokings et déjà des critiques acerbes, le 67e Festival de Cannes s'est ouvert avec «Grace de Monaco» pour une première montée des marches glamour. Elle compensait l'accueil glacial reçu le matin par le film d'Olivier Dahan.

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Le maître de cérémonie Lambert Wilson a réservé une surprise à Nicole Kidman lors de la cérémonie en lui proposant une petite danse. (14 mai 2014)

Le maître de cérémonie Lambert Wilson a réservé une surprise à Nicole Kidman lors de la cérémonie en lui proposant une petite danse. (14 mai 2014)

AFP
La réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, présidente du jury, pose avec les autres jurés en haut des marches: la réalisatrice américaine Sofia Coppola, l'actrice iranienne Leila Hatami, l'actrice française Carole Bouquet, le réalisateur danois Nicolas Winding Refn, l'acteur et réalisateur mexicain Gael Garcia Bernal, l'actrice sud-coréenne Jeon Do-yeon, le réalisateur chinois Jia Zhangke, et l'acteur américain Willem Dafoe. (Mercredi 14 mai 2014)

La réalisatrice néo-zélandaise Jane Campion, présidente du jury, pose avec les autres jurés en haut des marches: la réalisatrice américaine Sofia Coppola, l'actrice iranienne Leila Hatami, l'actrice française Carole Bouquet, le réalisateur danois Nicolas Winding Refn, l'acteur et réalisateur mexicain Gael Garcia Bernal, l'actrice sud-coréenne Jeon Do-yeon, le réalisateur chinois Jia Zhangke, et l'acteur américain Willem Dafoe. (Mercredi 14 mai 2014)

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Nicole Kidman, Jeanne Balibar et Tim Roth lors de la montée des marches. (Mercredi 14 mai 2014)

Nicole Kidman, Jeanne Balibar et Tim Roth lors de la montée des marches. (Mercredi 14 mai 2014)

AFP

L'honneur d'ouvrir cette édition est revenu au réalisateur oscarisé Alfonso Cuaron («Gravity») et l'actrice Chiara Mastroianni, dont le père Marcello éclaire de son charme l'affiche du Festival.

Peu avant, le maître de cérémonie Lambert Wilson et l'actrice Nicole Kidman avaient dansé entre les rangs du Grand Théâtre Lumière.

La présidente du jury Jane Campion a déclaré toute sa flamme à un festival sans qui sa «carrière n'aurait pas été possible».

Hommage rendu à Resnais

La cinéaste néo-zélandaise est unique détentrice d'une double Palme d'or, celle du court métrage («Peel» en 1986), et du long métrage pour «La leçon de piano» en 1993.

Clin d'oeil à cette oeuvre, le compositeur britannique Michael Nyman est monté sur scène interpréter au piano l'inoubliable partition du film.

Au cours d'une cérémonie plutôt enlevée, Lambert Wilson a lui rendu hommage au cinéaste français Alain Resnais, récemment disparu.

Les invités du festival devaient ensuite assister à la projection de «Grace de Monaco», interprétée par une Nicole Kidman éblouissante mercredi soir dans une robe bustier bleu électrique incrustée de pierreries.

«Grace de Monaco» ciblé

Le film avait été accueilli très fraîchement dans la matinée par la presse, les Anglo-saxons étant les plus virulents envers un film «qui n'est pas un biopic», a rappelé Olivier Dahan, mais une «fiction inspirée de faits réels».

«Grace de Monaco» qui se concentre sur une période clé de la vie de la princesse, alors que Alfred Hitchcok lui demande de revenir tourner à Hollywood, sur fond de conflit fiscal entre le général de Gaulle et le prince Rainier.

Le film avait déjà été précédé de plusieurs polémiques, avec les héritiers de Grace de Monaco qui ont fustigé un détournement de l'Histoire et avec le distributeur américain qui souhaitait un autre montage pour les Etats-Unis avant finalement qu'un accord soit trouvé.

Parmi les stars figuraient l'ancienne maîtresse de cérémonie Audrey Tautou ou l'actrice et réalisatrice française Nicole Garcia, présidente du jury de la Caméra d'or, un prix qui récompense le meilleur premier film présenté sur la Croisette toutes sections confondues.

Gosling ou encore Canet

D'ici le 25 mai, Robert Pattinson, Julianne Moore, Kristen Stewart, Hillary Swank, Ryan Gosling, Tommy Lee Jones, Catherine Deneuve, Guillaume Canet ou encore Marion Cotillard fouleront aussi le tapis rouge en compétition ou dans d'autres sections.

La course pour la Palme d'or, remise le 24, débute jeudi avec l'entrée en lice des deux premiers films : «Mr. Turner» du Britannique Mike Leigh et «Timbuktu» du Mauritanien Abderrahmane Sissako.

D'autres cinéastes, déjà récompensés ou pas, seront également en lice comme les Belges Jean-Pierre et Luc Dardenne, qui tenteront de marquer l'histoire cannoise avec peut-être une troisième Palme d'or pour une nouvelle chronique sociale, «Deux jours, une nuit».

Plusieurs films suisses

Le doyen, franco-suisse, Jean-Luc Godard, 83 ans, sera aussi en compétition pour «Adieu au langage», ou encore le petit prodige canadien Xavier Dolan, 25 ans seulement, et aussi le nouveau film du Français Michel Hazanavicius, «The Search», après l'immense succès de «The Artist».

Deux coproductions suisses sont aussi en lice pour la Palme d'or. L'une, suisse, italienne et allemande, «Les Merveilles» d'Alice Rohrwacher, film autobiographique sur sa famille. L'autre, «Nuages de Sils Maria» est une coproduction suisse, allemande et française du Français Olivier Assayas. Le Bâlois Gilles Tschudi y joue aux côtés de Kristen Stewart et Juliette Binoche.

Un autre film attire toute l'attention des festivaliers, le très sulfureux «Welcome to New York», inspiré par l'affaire DSK, signé de l'américain Abel Ferrara, avec Gérard Depardieu. Le distributeur Wild Bunch qui a évoqué des «pressions» contre le film le projettera samedi soir mais pas dans le palais des festivals.

(ats)

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