Musique: Le Festival Metropop tire la prise
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MusiqueLe Festival Metropop tire la prise

Faute d'argent, le festival lausannois Metropop tire sa révérence après 17 éditions et «des dizaines de magnifiques concerts».

La manifestation, totalement bénévole, tournait avec un budget de l'ordre de 350'000 francs.

La manifestation, totalement bénévole, tournait avec un budget de l'ordre de 350'000 francs.

DR/Metropop

Le festival lausannois a dû se résoudre à arrêter. En 17 éditions, il avait notamment accueilli Archive, Lily Allen, Camille, Tiken Jah Fakoly, Woodkid et Asaf Avidan, l'an dernier.

Ces trois dernières années, la manifestation avait bouclé dans le rouge. Après une édition 2017 largement déficitaire, un groupe de bénévoles, issus de l'organisation du festival, avait cherché durant plusieurs mois une solution pour maintenir, sous une forme ou une autre, ce rendez-vous automnal des musiques actuelles.

Malheureusement, il est devenu quasi impossible d'organiser une telle manifestation dans un lieu aussi emblématique que la salle Métropole. «Les contraintes et obstacles pour un festival indoor de musique à Lausanne sont bien trop nombreux», écrit jeudi l'association Building 14, organisatrice de l'événement depuis 2001.

Un ensemble de facteurs ont fait que c'est devenu «intenable», a expliqué jeudi à Keystone-ATS François Biollay. L'ex-directeur et programmateur énumère en vrac: le soutien insuffisant de la ville et la taxe de 14% sur les divertissements, le coût de la salle Métropole, la hausse des cachets et des demandes techniques des groupes et le sponsoring qui privilégie les gros événements.

La manifestation, totalement bénévole, tournait avec un budget de l'ordre de 350'000 francs. Elle se portait bien jusqu'en 2013. Puis le vent a tourné, obligeant le festival à puiser dans ses réserves.

Les organisateurs tirent la prise après 17 éditions et «des dizaines de magnifiques concerts». Ils se réjouissent de constater que la scène musicale lausannoise est aujourd'hui une des plus dynamiques de Suisse. «Le pari premier des organisateurs en l'an 2000, de faire revivre le live à Lausanne, est réussi», ajoute le communiqué.

L'aventure avait démarré peu après la disparition de la Dolce Vita, salle rock emblématique de la ville. Metropop avait choisi de jouer la carte du mélange des genres, avec de la pop, du rock, des musiques électroniques, du hip-hop, du reggae et de la chanson française.

(ats)

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