21.02.2013 à 16:49

Transport aérienLe fondateur d'Easyjet s'oppose à son président

Stelios Haji-Ioannou a voté jeudi contre la réélection du président Michael Rake. Il s’est également opposé au rapport sur les rémunérations en raison de plans trop généreux pour la direction.

Stelios Haji-Ioannou, ici dans une photo de 2002, s’est opposé au président actuel de la compagnie. Cela n’a toutefois pas empêché les résolutions d’être adoptées.

Stelios Haji-Ioannou, ici dans une photo de 2002, s’est opposé au président actuel de la compagnie. Cela n’a toutefois pas empêché les résolutions d’être adoptées.

Keystone

Le fondateur de la compagnie britannique à bas coûts EasyJet et son premier actionnaire, Stelios Haji-Ioannou, a voté jeudi contre la réélection du président Michael Rake.

«Nous avons voté contre» Michael Rake ainsi que contre le rapport sur les rémunérations car les plans de stock-options des dirigeants sont «beaucoup trop généreux» et pas assez «transparents», a déclaré un porte-parole de Stelios Haji-Ioannou.

Conséquence, la réélection de Michael Rake comme membre du conseil d’administration a été adoptée avec seulement 55,62% des suffrages exprimés et le rapport sur les rémunérations avec 55,29%, lors de l’assemblée générale du groupe jeudi.

Démission annoncée fin janvier

Président du conseil d’administration d’Easyjet depuis janvier 2010, Michael Rake avait annoncé fin janvier sa démission. Mais celle-ci devant prendre effet l’été prochain, de façon à ce qu’un remplaçant lui soit trouvé, il devait être réélu comme administrateur alors que son mandat arrivait à échéance lors de l’assemblée générale.

Stelios Haji-Ioannou, qui a fondé EasyJet en 1995 mais a quitté le conseil d’administration d’Easyjet au printemps 2010, est le premier actionnaire de la compagnie avec sa famille. Ils détiennent ensemble près de 37% du capital.

En conflit ouvert

En conflit ouvert avec la direction, dont il critique la stratégie, il a adopté une posture d’investisseur activiste. Il avait tenté sans succès en août dernier d’obtenir le départ de Michael Rake, qui est également vice-président de Barclays, en raison de l’implication de la banque dans le scandale de la manipulation du taux Libor.

Sir Stelios est également fermement opposé à la volonté de la direction d’Easyjet de passer une nouvelle commande importante d’avions. Fin janvier, il avait menacé de continuer à se désengager du capital de la compagnie, après avoir franchi à la baisse le seuil de 37%, si la direction passait une telle commande.

(ats/afp)

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