19.12.2012 à 18:27

Prothèses mammairesLe fondateur de PIP voulait reprendre son activité au Costa Rica

Jean-Claude Mas, le fondateur de la société de prothèses mammaires PIP avait créé une société au Costa Rica pour reprendre la commercialisation des implants en Amérique du Sud.

Jean-Claude Mas.

Jean-Claude Mas.

AFP

L'examen d'un ordinateur saisi lors d'une perquisition a permis de découvrir des fichiers relatifs à la création de la société «SASA au Costa Rica, à la fin de l'été 2010, puis d'une entreprise FIT à Toulon, au printemps 2011, pour reprendre les activités de fabrication de prothèses et en assurer la commercialisation notamment en Amérique du Sud».

En mars 2010, les autorités françaises avaient demandé le retrait du marché des implants Poly Implants Prothèse (PIP) alors que l'entreprise, en grande difficulté, était placée en liquidation.

Un expert signale que, fin janvier 2012, dans les jours précédents la saisie de cet ordinateur dans la villa de Jean-Claude Mas et quelques semaines avant le placement de ce dernier en détention provisoire, la machine a servi «pour se connecter sur les serveurs d'un établissement bancaire en ligne du Costa Rica».

Liberté sous contrôle judiciaire

Jean-Claude Mas, 73 ans, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire fin octobre après huit mois de détention provisoire.

Un premier procès en France - pour tromperie - doit se tenir au printemps à Marseille.

Deux autres procédures sont toujours à l'instruction, l'une pour «blessures et homicides involontaires» et l'autre pour «blanchiment et banqueroute».

L'affaire PIP avait éclaté fin mars 2010 avec le retrait de ces prothèses du marché français et la liquidation judiciaire de la société, qui utilisait illégalement, depuis la fin des années 2000, un gel de silicone fait maison en remplacement d'un gel médical homologué.

Le nombre de porteuses de prothèses PIP serait d'environ 30.000 en France et de plusieurs dizaines de milliers à l'étranger, en Europe, en Amérique du Sud et en Asie.

Jean-Claude Mas a admis avoir produit un gel de silicone non homologué mais réfute tout danger.

(AFP)

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