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procèsLe «forcené» de Bienne ne révélera rien sur sa cavale

Il est de plus en plus probable que les nombreuses zones d'ombre qui entourent ce fait divers qui avait tenu toute la Suisse en haleine voici plus de deux ans ne soient jamais levées.

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Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland va statuer dès jeudi sur les conditions de détention du septuagénaire et plus particulièrement sur une demande de mesure d'internement ordinaire. (lundi 2 mars 2020)

Le Tribunal régional Jura bernois-Seeland va statuer dès jeudi sur les conditions de détention du septuagénaire et plus particulièrement sur une demande de mesure d'internement ordinaire. (lundi 2 mars 2020)

Keystone
Peter Hans Kneubühl (à gauche) a posé, au premier jour de son procès, de nombreuses questions au policier qu'il avait lui-même blessé le 8 septembre 2010.

Peter Hans Kneubühl (à gauche) a posé, au premier jour de son procès, de nombreuses questions au policier qu'il avait lui-même blessé le 8 septembre 2010.

Le retraité qui avait défié la police durant dix jours à Bienne en septembre 2010 ne divulguera rien sur sa fuite et sur l'endroit où il a dissimulé son arme. Il l'a répété calmement mais fermement jeudi au président du Tribunal régional Jura bernois-Seeland.

Il est donc probable que les nombreuses zones d'ombre qui entourent ce fait divers qui avait tenu toute la Suisse en haleine voici plus de deux ans ne se soient jamais levées. «Nous devons nous prononcer sur votre liberté et il y a dehors quelque part une arme dont vous seul savez où elle est», a expliqué le président Markus Gross.

Menaces

Le magistrat a aussi lu un passage d'une lettre que le sexagénaire avait envoyé à l'homme qui a racheté sa maison lors d'une vente aux enchères. Le «forcené» formule des menaces et écrit qu'il veut lui tordre le cou. «Je ne suis pas un psychopathe et ne vais massacrer personne», a dit devant le tribunal le retraité.

Peter Hans Kneubühl, qui souffre de troubles délirants graves selon la psychiatre, a déclaré que son objectif n'était pas d'échapper à une condamnation mais que la vérité puisse éclater au grand jour. Il faisait allusion à la dispute avec sa sœur sur l'héritage de leurs parents. Une sœur qu'il avait qualifiée de diable lundi.

Le réquisitoire et les plaidoiries auront lieu vendredi. Quant au verdict, il est attendu en fin de semaine prochaine. L'homme saura alors s'il sera interné dans une unité psychiatrique pénitentiaire.

(ats)

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