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Baromètre UBSLe franc fort a frappé les PME de plein fouet

L'abandon le 15 janvier du cours plancher de l'euro par la Banque nationale suisse (BNS) a donné un coup de frein à l'industrie en Suisse.

La force du franc frappe l'industrie suisse depuis l'abandon de l'arrimage du franc à l'euro par la BNS en janvier dernier.

La force du franc frappe l'industrie suisse depuis l'abandon de l'arrimage du franc à l'euro par la BNS en janvier dernier.

Keystone

Le baromètre des petites et moyennes entreprises (PME) d'UBS est en fort recul en février. Le baromètre PME d'UBS a chuté à -1,29 en février, contre -0,46 précédemment.

La chute apparaît moins marquée pour les grandes entreprises, avec un recul faisant passer l'indicateur de -0,34 à -0,73, a indiqué jeudi la grande banque dans un communiqué.

Le recul est particulièrement prononcé dans les carnets de commandes des grandes entreprises. Pour les PME, la chute a été essentiellement ressentie au niveau des carnets de commandes, de la production et du moral des affaires en général.

Selon UBS, les grandes entreprises devraient moins souffrir de l'appréciation du franc. Elles sont sans doute mieux diversifiées en termes de monnaies de compte et de produits et ont même peut-être déjà délocalisé une partie de la production à l'étranger.

L'impact de la décision de la BNS ne devrait pas se limiter aux seules entreprises exportatrices, constatent les experts d'UBS. Toutes seront touchées par le franc fort.

Tourisme vulnérable

Secteur principalement orienté vers le marché intérieur, le bâtiment devrait cependant moins souffrir des conséquences directes de l'abandon du taux plancher. Dans un second temps, la hausse du chômage et le ralentissement de l'augmentation des salaires devraient peser sur la construction.

A moyen terme, les entreprises de services orientées vers le marché intérieur ne devraient pas non plus échapper aux conséquences de la décision de la BNS, estiment les économistes d'UBS.

Le tourisme fait partie des secteurs les plus vulnérables à l'appréciation du franc, car plus de la moitié des nuitées sont attribuées aux visiteurs étrangers. Le secteur avait déjà beaucoup souffert de l'envolée du franc en 2011 et ne s'en est pas encore complètement remis, note le numéro un bancaire helvétique.

(ats)

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