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Corée du NordLe frère aîné de Kim Jong-Un critique la succession héréditaire

Le frère aîné de Kim Jong-Un pense que le nouveau dirigeant nord-coréen va probablement être utilisé comme symbole par les élites de l'armée et du parti afin de conserver leur mainmise sur le régime.

Kim Jong-Un, qui aurait 28 ou 29 ans, a été propulsé à la tête de la Corée du Nord après la mort de son père.

Kim Jong-Un, qui aurait 28 ou 29 ans, a été propulsé à la tête de la Corée du Nord après la mort de son père.

Keystone

Le Tokyo Shimbun cite un e-mail adressé le 3 janvier par Kim Jong-Nam, qui vit à l'étranger, dans lequel ce dernier critique la succession héréditaire et émet des doutes sur la capacité de son jeune frère à assumer ses nouvelles fonctions.

"N'importe qui raisonnant normalement trouverait difficile de tolérer une succession héréditaire sur trois générations", écrit-il dans ce message, que le journal affirme être authentique, sans toutefois en fournir la preuve.

"Je me demande comment un jeune héritier avec seulement deux années (de préparation à la succession) peut être capable d'assumer (...) le pouvoir absolu", ajoute-t-il.

"Il est probable que les élites actuellement au pouvoir vont succéder à mon père en exhibant son jeune successeur comme symbole", estime Kim Jong-Nam, âgé de 40 ans.

Kim Jong-Un, qui aurait 28 ou 29 ans, a été propulsé à la tête de la Corée du Nord après la mort de son père, Kim Jong-Il, le 17 décembre. Ce dernier avait lui-même succédé à son père, Kim Il-Sung, à sa mort en 1994.

Kim Jong-Nam, en disgrâce avec son père

Considéré un temps comme un héritier probable, Kim Jong-Nam, né d'un premier mariage, est tombé en disgrâce auprès de son père au début des années 2000. Il vit désormais à l'étranger, entre Macao, où il réside dans une luxueuse villa avec sa femme et ses deux enfants, et Pékin, où il possède également une maison.

Il y a un an, il avait accordé un entretien au Tokyo Shimbun, dans lequel il affirmait que son père était opposé à la transmission héréditaire du pouvoir, mais qu'il avait désigné son fils cadet comme successeur afin d'assurer la stabilité du régime.

"Il n'y a pas eu de succession par hérédité même pour le président chinois Mao Zedong", avait rappelé l'homme d'affaires nord-coréen, ajoutant: "Cela ne correspond pas au socialisme et mon père était contre".

Début janvier, le journal japonais Yomiuri Shimbun a rapporté que Kim Jong-Nam s'était rendu secrètement à Pyongyang après le décès de son père. Il aurait rendu un dernier hommage à la dépouille du dirigeant nord-coréen, en compagnie de son demi-frère Jong-Un, selon le quotidien.

(AFP)

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