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AustralieLe G20 s'engage à «éradiquer» l'épidémie Ebola

Les pays les plus riches du monde réunis à Brisbane, en Australie, se sont engagés à «éradiquer» l'épidémie d'Ebola qui a déjà fait plus de 5000 morts en Afrique de l'Ouest.

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Des chercheurs ont découvert un anticorps qui neutralise les trois principales souches du virus Ebola en analysant le sang d'un survivant de la dernière épidémie en Afrique. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à un premier vaccin doté d'une efficacité étendue. (Jeudi 18 mai 2017)

Des chercheurs ont découvert un anticorps qui neutralise les trois principales souches du virus Ebola en analysant le sang d'un survivant de la dernière épidémie en Afrique. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à un premier vaccin doté d'une efficacité étendue. (Jeudi 18 mai 2017)

Keystone
Un vaccin contre Ebola, mis au point par des chercheurs canadiens, fera prochainement l'objet d'une nouvelle phase d'essais cliniques. (Mardi 18 octobre 2016)

Un vaccin contre Ebola, mis au point par des chercheurs canadiens, fera prochainement l'objet d'une nouvelle phase d'essais cliniques. (Mardi 18 octobre 2016)

Keystone
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré la fin de l'épidémie Ebola en Guinée. (Mercredi 1er juin 2016)

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré la fin de l'épidémie Ebola en Guinée. (Mercredi 1er juin 2016)

AFP

Le virus Ebola touche désormais un autre pays de la région, le Mali, alors que la République démocratique du Congo (RDC) a annoncé la fin de l'épidémie.

Les membres du G20 ont dit «s'engager à faire tout ce qu'il faut pour éradiquer l'épidémie et à couvrir ses conséquences économiques et humanitaires à moyen terme», selon un communiqué publié au premier jour du sommet de Brisbane, dans l'est de l'Australie.

Mais le texte ne révèle aucun engagement financier tangible, disant seulement que les pays du G20 vont «travailler via des coopérations bilatérales, régionales et multilatérales, et en collaboration avec des acteurs non gouvernementaux».

Ils «saluent l'initiative du Fonds monétaire international (FMI) de débloquer 300 millions de dollars (290 millions de francs) supplémentaires pour endiguer l'épidémie et réduire les pressions sur la Guinée, Sierra Leone et le Libéria, à travers des prêts préférentiels, réductions de dette et subventions».

Près de 5200 morts

Avant l'ouverture du sommet, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, présent au G20, avait insisté sur «la nécessité d'intensifier la réponse internationale» alors que le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), publié vendredi, fait état de près de 5200 victimes sur plus de 14'000 cas dans huit pays.

Le Togo, qui coordonne la lutte en Afrique de l'Ouest, a lui aussi exhorté la communauté internationale à «ne pas relâcher l'effort».

Band Aid, le retour

Réagissant à l'annonce du G20, des ONG se sont déclarées sceptiques, voire «très déçues», à l'image d'Oxfam. Cette dernière a estimé qu'il y avait «un vrai risque que la bonne volonté du G20 et ses préoccupations ne débouchent sur pas grand-chose de concret pour ceux dont la vie est menacée».

L'organisation ONE a relevé pour sa part que l'engagement du G20 n'était pas suffisant au regard de «l'ampleur» de la crise. «Où sont les actions concrètes sur lesquelles s'engage chaque Etat membre du G20 pour contrôler l'épidémie et aider les pays à se remettre de cette crise ?», a interrogé Friederike Röder, directrice de ONE France parlant pour l'ensemble de l'organisation.

D'autres se sont mobilisés. A Londres, une trentaine de vedettes du rock et de la pop britannique ont débuté l'enregistrement d'une chanson destinée à lever des fonds. Bono, Chris Martin, Harry Stiles de One Direction et Robert Plant ont répondu à l'appel de Bob Geldof, le chanteur irlandais qui a ressuscité le Band Aid trente ans après l'avoir créé pour lutter contre la famine en Ethiopie.

Trois décès au Mali

Alors que le Mali était resté globalement épargné jusqu'à présent avec un unique décès, trois décès en trois jours ont été annoncés sur quatre cas de la fièvre hémorragique. De plus, plus de 250 personnes ont été placées sous surveillance. La nouvelle a relancé l'inquiétude.

La France a dépêché d'urgence sur place la secrétaire d'Etat chargée du développement, Annick Girardin, et a demandé à ses ressortissants d'éviter de se rendre à Bamako et Kayes, dans l'ouest. La France qui abrite une importante communauté malienne a aussi étendu ses contrôles dans les aéroports parisiens aux passagers en provenance de Bamako.

Une bonne nouvelle est toutefois venue de RDC où le ministre de la santé, Félix Kabange Numbi, a annoncé la fin de l'épidémie 42 jours après l'enregistrement du dernier malade, soit deux fois la période d'incubation. «La fin de l'épidémie ne signifie pas que le danger est totalement écarté», a toutefois précisé le ministre.

«J'invite toute la population congolaise à garder et à pratiquer toutes les mesures d'hygiène élémentaire, notamment le lavage des mains au savon ou à la cendre», a-t-il notamment déclaré.

(ats)

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