04.12.2017 à 12:59

Royaume-UniLe géant des jouets Toys «R» Us en faillite

Criblée de dettes, l'entreprise va fermer un quart de ses magasins au Royaume-Uni. Entre 500 et 800 emplois sont menacés.

Le groupe veut désormais mettre davantage l'accent sur des magasins de plus petite taille.

Le groupe veut désormais mettre davantage l'accent sur des magasins de plus petite taille.

Keystone

Le géant des jouets Toys «R» Us va fermer un quart de ses magasins au Royaume-Uni sur fond de changement des modes de consommation. Cette restructuration pourrait entraîner la suppression de 800 emplois. Criblé de dettes, le groupe américain s'est placé sous le régime des faillites aux Etats-Unis depuis le mois de septembre, ce qui lui permet de ne plus payer ses créanciers tout en continuant de fonctionner.

Les annonces de lundi ont été faites par sa filiale britannique qui constitue une entité séparée, mais qui connaît elle-même des difficultés financières en raison des changements d'habitude des consommateurs.

Cette filiale explique perdre de l'argent dans ses grands magasins de jouets ouverts dans les années 1980 et 1990, des entités immenses de la taille d'hypermarchés et souvent situés en périphérie des villes. En conséquence, elle prévoit de fermer «au moins 26 magasins» à partir du printemps, sur les quelque 105 dont elle dispose au Royaume-Uni, indique-t-elle dans un communiqué.

Une source proche du dossier a précisé à l'AFP que sur les 3200 employés du groupe dans le pays, de 500 à 800 pourraient perdre leur travail.

Magasins plus petits

L'entité britannique veut désormais mettre davantage l'accent sur des magasins de plus petite taille, où les clients peuvent faire jouer leurs enfants et se connecter à des appareils électroniques dernier cri.

Plus en phase avec les aspirations de la clientèle d'avoir une expérience variée, ces points de vente sont situés dans des galeries marchandes où le consommateur peut venir pour diverses raisons et pas uniquement pour acheter des jouets chez Toys «R» Us.

L'un des objectifs des fermetures est de réduire le montant des loyers payés pour ces grandes surfaces. Déficitaire lors de sept des huit dernières années, la filiale britannique doit présenter ce plan à ses créanciers avant la fin de l'année afin qu'ils le valident.

(ats)

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