Jeu vidéo: Le gentil monstre a la baffe facile
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Jeu vidéoLe gentil monstre a la baffe facile

«Knack», le petit jeu vitrine de la PS4, revient dans une suite inattendue. Sympa et accessible mais très conventionnel.

par
Jean-Charles Canet

La bande-annonce de «Knack 2».

Dans «Knack 2», tout commence dans une ville envahie de robots plus ou moins géants où seul un monstre gentil et protéiforme semble armé pour leur infliger les mornifles qu'ils méritent, tandis que les humains réfugiés sur les toits observent et applaudissent les exploits de leur défenseur. Ce niveau qui permet aux jeunes gamers de découvrir les touches, les mécaniques du jeu (coup de poing, coup de pied, saut...) s'achève sur un suspense insoutenable – car notre ami est en très mauvaise posture – et un retour de quelques mois en arrière.

Knack explorateur

Là, dans une région pleine de sommets à gravir et de fantaisie (il y a des trolls, des rampants, des insectes et bientôt d'autres robots), notre gentil Knack accompagne un adolescent et son oncle adepte de la randonnée. Au meilleur ami de l'homme de partir en éclaireur pour éliminer les menaces et débloquer quelques mécanismes, sauter de plateforme en plateforme et donner des claques à des ennemis répartis selon des règles immuables, dans une carte à parcourir dans un ordre prédéterminé.

Knack technique

Successeur de «Knack», un des tous premiers jeux de la PlayStation 4 et de ce fait propulsé ambassadeur des nouvelles capacités de la console de Sony, «Knack 2» reprend ce rôle pour la PlayStation 4 Pro. Sur le grand frère de la PS4, le jeu s'affiche en 4K dynamique et exploite le HDR (contrastes et colorimétrie étendue), deux améliorations apparentes seulement sur les téléviseurs nouvelle génération. Mais il n'est pas le premier à le faire ce qui affaiblit l'effet «vitrine». Mêmes intentions, mêmes effets, le jeu n'ayant pas les ambitions d'une superproduction triple A, le niveau moyen du divertissement le reste même en super méga hyper haute définition.

Knack standard

Reste un jeu pas trop dur, autant sur PS4 que PS4 Pro, et qui se contente de remplir son cahier des charges sans audaces ni excès d'imagination. On reste ici dans les clichés esthétiques, scénaristiques et même de gameplay, sans parler des dialogues qui les enfilent comme des perles. Les séquence narratives sont pour leur part du niveau d'un animé numérique standard, tel qu'on les découvre en zappant le week-end sur certaines chaînes du câble.

Knack génération

Cela dit, son mode coopération (deux joueurs sur le même écran) peut néanmoins faire passer un agréable moment à un adulte accompagnant son rejeton.

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