Actualisé 02.10.2013 à 13:21

Le gouvernement Letta remporte le vote de confiance

Sénat italien

Après la volte-face de Silvio Berlusconi qui avait initialement cherché à faire tomber le gouvernement italien, les sénateurs ont voté mercredi 2 octobre la confiance à l'exécutif Letta.

1 / 13
C'est une victoire personnelle pour Enrico Letta. (Mercredi 2 octobre 2013)

C'est une victoire personnelle pour Enrico Letta. (Mercredi 2 octobre 2013)

Keystone
Silvio Berlusconi a créé la surprise en appelant les parlementaires italiens à voter la confiance au gouvernement d'Enrico Letta. (Mercredi 2 octobre 2013)

Silvio Berlusconi a créé la surprise en appelant les parlementaires italiens à voter la confiance au gouvernement d'Enrico Letta. (Mercredi 2 octobre 2013)

Keystone
La capitulation de Silvio Berlusconi, qui a dû se rallier au gouvernement d'Enrico Letta, marque la fin d'un système digne de César au sein duquel le Cavaliere était omnipotent, estiment les commentateurs.   (Mercredi 2 octobre 2013)

La capitulation de Silvio Berlusconi, qui a dû se rallier au gouvernement d'Enrico Letta, marque la fin d'un système digne de César au sein duquel le Cavaliere était omnipotent, estiment les commentateurs. (Mercredi 2 octobre 2013)

Keystone

Silvio Berlusconi s'est rendu. Enrico Letta sort victorieux de l'épreuve de force engagée par le Cavaliere. Les sénateurs ont été 235 sur 307 présents (majorité absolue à 153) à voter en faveur d'une motion de soutien au gouvernement Letta, qui unit de façon inédite depuis avril le centre gauche et le centre droit. 70 sénateurs ont voté contre.

Affaibli par la défection de 25 sénateurs de son parti du Peuple de la liberté, Silvio Berlusconi s'est résolu à appeler à voter la confiance au gouvernement italien.

«Nous avons décidé, non sans débat interne, de voter la confiance», a déclaré le Cavaliere Silvio Berlusconi dans une courte allocution au Sénat, quatre jours après avoir provoqué une crise politique.

Revenant sur les origines de la formation, il y cinq mois, du gouvernement de coalition d'Enrico Letta, auquel le parti de Silvio Berlusconi, le Peuple de la liberté (PDL), participe, le magnat des médias a expliqué qu'alors, «la seule solution raisonnable était de réunir ensemble les forces de centre gauche et de centre droit».

Vote cet après-midi

Après avoir accepté de «n'avoir que cinq ministres» au gouvernement, «nous avons fait tout ce qui était en notre pouvoir pour changer le climat de ce pays», a-t-il expliqué . «Un climat que certains ont comparé à une guerre civile froide», a-t-il ajouté.

Cet espoir, «que le pays aille vers une vraie pacification, ce dont il a besoin, nous ne l'avons pas vu s'accomplir», a-t-il regretté. «Nous n'y avons pas renoncé et nous l'avons encore», a-t-il ajouté.

Prenant acte des engagements de Enrico Letta pour réduire la pression fiscale et garantir la responsabilité des magistrats, Silvio Berlusconi a appelé à voter la confiance au gouvernement qu'il souhaitait faire tomber la veille. Le vote doit intervenir dans l'après-midi.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!