05.08.2020 à 06:29

GenèveLe Grand Conseil de la Nuit se rebiffe contre la fermeture

Après l’annonce la fermeture abrupte de leurs établissements, une quinzaine de boîtes et discothèques font part de leur incompréhension et demande des aides financières.

par
Eric Felley
Une discothèque à Genève (archives).

Une discothèque à Genève (archives).

Pierre Albouy

Le Chat Noir, L’Usine, Le Kraken, La Gravière ou Undertown, une quinzaine d’établissements nocturnes de Genève, réunis sous le nom du Grand Conseil de la Nuit, a décidé de réagir à la fermeture immédiate de leurs établissements le 31 juillet dernier et ce jusqu’au 23 août. Selon les chiffres des autorités genevoises, 40% des cas d’infection en augmentation sont liés à ces lieux festifs. Lors de cette annonce, le ministre de la Santé, Mauro Poggia, a déclaré: «Nous sommes d’autant plus désolés que les exploitants de ces établissements ont collaboré pour le travail de traçage».

Décision sans concertation

Ces regrets du conseiller d’État n’ont pas suffi à apaiser les patrons concernés qui le font savoir dans un communiqué publié mardi, signé par les coprésident(e)s Élisabeth Jaquet et Gil Charmillot: «L’annonce de la fermeture avec effet immédiat a été une surprise et un choc pour le Grand Conseil de la Nuit et ses membres. La décision de fermeture a été prise sans aucune concertation avec les acteur-trice-s de la vie nocturne, ce malgré les nombreux efforts fait pour assurer des événements conformes sur le plan sanitaire». Ils demandent qu’un expert indépendant puisse analyser la situation chiffrée.

Les patrons des lieux nocturnes estiment qu’ils ont fait leur travail en partenariat avec le Service du médecin cantonal: «Grâce à ce travail, un certain nombre de personnes susceptibles d’être contaminées ont pu être retrouvées et contactées». Selon eux, la fermeture de leurs établissements va provoquer des fêtes sauvages: «Ces soirées, dénuées de toutes procédures et prévention visant à lutter contre la propagation du virus, deviendront incontrôlables, avec tous les risques que cela comporte pour le public et les riverains».

Demande d’une aide financière

Du côté financier, rien n’a été annoncé pour venir en aide à ces établissements à nouveau dans l’impossibilité de travailler: «Nous exigeons des indemnisations financières immédiates, écrit le Grand Conseil de la Nuit, à la hauteur de la décision de fermeture exceptionnelle qui a été prise par les autorités. Nous n’accepterons pas que nos membres ainsi que l’ensemble des acteur-trice-s de la nuit se retrouvent à nouveau en situation de précarité…»

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20 commentaires
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covid19

05.08.2020 à 09:31

Ils ont totalement raisons. Vous avez toujours pas compris qu on se fait tous manipuler par le système. On interdit aux gens de vivre on supprimant en premier lieu la partie culturelle. Réveillez vous un peu, il n y a pas plus de cas de covid qu avant. Simplement qu il y a plus de test. Vous voyez pas qu on veut tous nous faire peur, et ça marche d ailleurs. Bref, continuez de croire les médias, les politiques, les plus grand fléaux ( chômage crise, pénuries,) ne sont pas encore arrivé. Et n oubliez pas, achetez des masques pour vous protéger et pour rentabiliser les achats de l état auprès de la Chine.

.mendrisiotto

05.08.2020 à 09:01

La décision de Mr Poggia est justifiée, point, Ces boites doivent être fermée,

Petter23

05.08.2020 à 08:52

En ces temps de pendémie, la fermeture de ces lieux de perditions ( vices et cie ) est justifiée.