Hockey sur glace: Le gréviste de la NHL était en Suisse
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Hockey sur glaceLe gréviste de la NHL était en Suisse

William Nylander, qui est en conflit contractuel avec les Maple Leafs de Toronto, a passé le week-end à Lugano, où il a assisté au match de Coupe contre Zoug.

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Sport-Center
William Nylander et son papa Michael ont passé une soirée aux côtés de Jean-Jacques Aeschlimann.

William Nylander et son papa Michael ont passé une soirée aux côtés de Jean-Jacques Aeschlimann.

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William Nylander, le jeune homme de 22 ans qui se retrouve au centre d'une discorde contractuelle avec les Maple Leafs de Toronto (NHL), était de passage en Suisse en fin de semaine dernière. Après une rencontre avec son agent et des membres du directoire du club ontarien pour tenter de débloquer le dossier à Zurich, il a passé deux jours à Lugano. «Vendredi soir, j'ai reçu un appel de Michael, son papa avec qui j'avais joué durant une saison avec Lugano en 1996-1997, raconte Jean-Jacques Aeschlimann, aujourd'hui directeur général de la formation bianconera. Il voulait montrer la ville à son fils, qui n'avait que six mois quand il avait vu la Resega pour la première fois. On a pris une bière, plutôt plusieurs pour être franc. Mais je tiens à préciser que William n'a bu que de l'eau… C'était sympa. On a refait le monde.» Et d'ajouter: «William m'a remercié quand j'ai réglé l'addition. J'ai rétorqué que je devais bien cela à son papa: grâce à lui, j'avais marqué 18 buts, un sommet dans ma carrière.»

Le fils de Michael Nylander (46 ans aujourd'hui, 920 matches de NHL au compteur), dont le contrat d'entrée de trois ans d'une valeur de 894'164 dollars américains par saison avec les Leafs était arrivé à échéance au terme de l'exercice 2017-2018, n'est pas parvenu à s'entendre avec la franchise ontarienne sur les termes d'un nouvel accord. Selon le réseau nord-américain Sportsnet, Toronto a soumis une offre de quatre ans pour un montant inférieur à 20 millions de dollars. Le clan Nylander, lui, exigerait un pacte d'une durée plus conséquente et nettement plus lucrative (le chiffre de 8 millions par saison a été évoqué par certains insiders). Une rétribution qui, d'après le joueur repêché en 8e position en 2014, est légitime en regard de sa production. Lors des deux dernières campagnes, il a délivré une carte de 62 points personnels.

Coincé par le plafond salarial qui s'élève à 79,5 millions de dollars, Kyle Dubas, le directeur général des Leafs, n'est pas en mesure de satisfaire les exigences de Nylander. Ce d'autant plus que, à la fin de la présente saison, les contrats d'entrée de deux autres prodiges (Auston Matthews et Mitch Marner) seront échus et que la conclusion de nouveaux accords pour ces deux joueurs de centre qui ont transformé l'équipe va limiter la marge de manoeuvre du DG dans les autres dossiers.

A ce stade, deux options semblent les plus probables.

La première: Toronto échange Nylander, qui a acquis le statut de joueur autonome avec restriction. Pour le Toronto Sun, la piste la plus crédible conduit aux Prédateurs de Nashville, le club où patinent les Suisses Roman Josi, Kevin Fiala et Yannick Weber.

La deuxième: si le dossier ne se décante pas avant le 1er décembre, Nylander rejoindra probablement un club européen, comme l'écrivait Le Journal de Montréal le 17 octobre.

Pendant quelques jours, une rumeur s'était propagée: l'Avangard Omsk aurait fait le forcing pour séduire l'ailier suédois. Mais Bob Hartley, l'ex coach québécois des ZSC Lions qui entraîne la formation de KHL, l'a démentie.

Samedi soir, William Nylander a assisté en toute discrétion au match de Coupe de Suisse entre Lugano et Zoug. «Nous n'avons pas du tout communiqué sur sa présence, explique Jean-Jacques Aeschlimann. Il a presque pu vivre le match incognito.» Avant la rencontre, son papa lui a fait visiter la ville. «Il lui a notamment montré la maison où il avait vécu il y a 22 ans.» Le garçon a apprécié et n'a pas masqué son émotion.

D'où l'incontournable question: et si Nylander se joignait au HC Lugano? «Pour le moment, nous lui avons simplement dit que cela n'était pas une bonne idée de s'entraîner avec notre équipe, coupe le directeur sportif, Roland Habisreutinger. Nous ne voulons pas attirer une forte attention médiatique autour de notre club.»

Il n'empêche: au cas où, Lugano a le numéro des Nylander...

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