12.05.2012 à 22:57

Avions de combatLe Gripen, un avion où tout reste à faire

Sur les 98 améliorations exigées par la Suisse, seules 7 ont pu être installées sur le prototype du futur Gripen testé la semaine passée. L’avion pourrait ne pas être livré avant 2023 et ses faiblesses resteront telles qu’elles remettent en question les procédures pour protéger l’espace aérien.

von
Titus Plattner
En août 2008, sur les vingt-six vols d’essai effectués par l’armée suisse, le Gripen a atterri quatre fois avec la réserve de fuel en dessous du minimum de sécurité.

En août 2008, sur les vingt-six vols d’essai effectués par l’armée suisse, le Gripen a atterri quatre fois avec la réserve de fuel en dessous du minimum de sécurité.

DR

La mission du mercredi 13 août 2008 promettait pourtant d’être simple. Un avion au nord des Alpes vole en direction du Tessin et il s’agit de l’intercepter. Pour ce faire, l’équipe d’évaluation a placé le Gripen D immatriculé 39-822 en alerte sur la base militaire de Sion. Le tarmac est sec, il fait grand beau. Aux commandes de l’avion de chasse, le pilote d’essai suisse Peter Merz, alias «Pablo»; derrière lui, celui de Saab, le fabricant du Gripen, pour veiller à ce que tout se déroule bien. Après avoir décollé comme prévu à 15?h?32, l’avion suédois passe en vitesse supersonique pour se stabiliser à Mach 1,42. Mais tout à coup, en pleine phase d’approche: «Bingo Fuel»! Le voyant de l’alarme carburant placé sur la gauche du cockpit montre qu’il faut interrompre la mission et rentrer à la base.

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