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CertificationLe groupe genevois SGS tient à sa «suissitude»

Chris Kirk, directeur général du groupe genevois SGS, tient à la «suissitude» de sa multinationale qui emploie près de 82'000 personnes à travers le monde dont environ 400 en Suisse.

SGS ne quittera pas Genève, a expliqué son directeur général Chris Kirk

SGS ne quittera pas Genève, a expliqué son directeur général Chris Kirk

Keystone

Le groupe genevois SGS tient à «sa suissitude», a expliqué son directeur général Chris Kirk.

Il s'agit, selon lui, d'une vraie garantie de fiabilité, de respect des délais et d'intégrité dans son secteur d'activité.

«Avoir cette nationalité est un véritable atout», explique le Britannique dans un entretien publié samedi 15 novembre dans Le Temps. «Elle nous a ouvert des portes auxquelles d'autres n'avaient pas accès», précise le directeur général du numéro un mondial de l'inspection et de la certification.

Il n'est pas question de quitter Genève. «Même l'idée de changer de monnaie de comptabilisation a finalement été écartée. Et ce, en dépit du fait que la force du franc continue de nous pénaliser», explique Chris Kirk. Il estime également que le taux d'imposition projeté à Genève - soit 13% - lui paraît raisonnable, en tenant compte des autres atouts de la région.

L'avenir de SGS passe par la Chine où le groupe enregistre sa croissance la plus rapide. Avec Hong-Kong, ce pays représente environ 14% des ventes du groupe. Chris Kirk vise une part de 20%. SGS emploie déjà 14'000 personnes en Chine et en recrute 1000 nouveaux par an, précise le directeur général.

Créé en 1878, SGS est enregistré à Genève depuis 1919. L'entreprise est cotée en bourse depuis 1981. Au premier semestre 2014, SGS a vu son bénéfice net diminuer de 3,8% à 255 millions de francs. Le chiffre d'affaires a reculé de 1,8%, à 2,81 milliards à cause notamment de l'appréciation du franc suisse.

(ats)

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