Hockey sur glace  – Le GSHC et Fribourg vont collaborer pour identifier les coupables
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Hockey sur glace Le GSHC et Fribourg vont collaborer pour identifier les coupables

Après les incidents qui ont suivi le match entre Gottéron et le GSHC vendredi soir, les deux clubs vont tout faire pour identifier les coupables. Mais leur mission sera compliquée.

par
Sylvain Bolt
Un groupe de supporters de Genève-Servette a réussi à s’introduire à l’intérieur de la patinoire fribourgeoise vendredi soir, dans une zone dévolue aux interviews d’après-match. 

Un groupe de supporters de Genève-Servette a réussi à s’introduire à l’intérieur de la patinoire fribourgeoise vendredi soir, dans une zone dévolue aux interviews d’après-match.

Urs Lindt/freshfocus


«Nous comptons sur la collaboration avec Fribourg Gottéron et des groupes de supporters de notre club pour identifier les coupables, souligne au bout du fil Geff Scarantino, chef de presse de Genève-Servette. Nous espérons obtenir des images de caméras de sécurité pour pouvoir identifier les auteurs de ces actes. Mais tout s’est passé très vite dans un certain chaos. Et ces personnes étaient vêtues de capuches et d’écharpes.»

Pour rappel, les faits se sont déroulés vendredi soir, peu après la défaite genevoise (2-0) face aux Dragons. Refusant de quitter l’enceinte, certains spectateurs genevois avaient réussi à grimper par-dessus les barrières de sécurité pour revenir dans la patinoire.

«Une fois à l’extérieur (…), ils se sont retrouvés derrière une porte qui ne s’ouvre que de l’intérieur», a précisé à la Liberté le directeur général du club fribourgeois Raphaël Berger. Selon les propos rapportés dans le quotidien fribourgeois, un bénévole du club a ouvert cette porte pour laisser circuler Killian Mottet, qui voulait aller saluer sa famille. Le joueur fribourgeois s’est alors retrouvé nez à nez avec les Genevois.

Les «supporters» du GSHC se sont ainsi invités dans la zone mixte, où quelques joueurs donnaient des interviews d’après-match. «Ils étaient surpris eux-mêmes de se retrouver face aux joueurs fribourgeois», souligne Geff Scarantino.

Du tort aux fans genevois

«Depuis l’extérieur, ils ne pouvaient pas savoir où se situaient les vestiaires, à moins d’avoir les plans. Mais ils étaient dans le coin pour faire les cons, c’est sûr», a estimé Raphaël Berger, cité dans la Liberté. Il n’y aurait pas eu d’agression, les supporters ayant fait marche arrière. Probablement en raison de l’effet de surprise de se retrouver si proches des Dragons.

Du côté fribourgeois, une «plainte pour dommage à la propriété» liée aux dégâts causés au système de barrières devrait être déposée, une fois que les individus seront identifiés. Ce sera en revanche plus compliqué de les attaquer pour infraction, vu que la porte a été ouverte par un membre du staff fribourgeois, souligne le directeur général des Dragons dans la Liberté. Une éventuelle «violation de domicile» pourrait aussi être dénoncée, car le groupuscule n’était pas censé franchir la porte sur laquelle il est noté qu’elle est réservée au personnel et aux médias.

«Nous ne considérons pas ces individus comme nos fans et ils font du tort aux réels supporters du GSHC»

Geff Scarantino, chef de presse de Genève-Servette

Le club genevois, qui avait condamné «fermement ces actes honteux» vendredi dans un communiqué après le match, n’aura pas la tâche facile pour retrouver les coupables. «Nous allons faire tout notre possible pour les identifier puis pour les sanctionner, explique Geff Scarantino. En tant que club, nous ne pouvons pas prononcer autre chose qu’une interdiction de stade.»

Cette interdiction de stade, selon le règlement de la Swiss Ice Hockey Federation (SIHF), pourrait aller de 2 à 3 ans selon ce qui serait éventuellement retenu.

«Nous ne considérons pas ces individus comme nos fans et ils font du tort aux réels supporters du GSHC, regrette le porte-parole des Genevois. Nous voulons que ces personnes répondent de leurs actes et que de tels événements ne se reproduisent plus à l’avenir!»

À Fribourg, Raphaël Berger admet dans la Liberté que «le personnel de sécurité a été pris par surprise» et que «cette expérience () permettra de procéder à quelques adaptations de sécurité pour le futur.»

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