Réchauffement: Le guano vole au secours des récifs coraliens
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RéchauffementLe guano vole au secours des récifs coraliens

Une étude vient de montrer que les déjections des oiseaux permettent au corail de croître quatre fois plus vite.

par
Michel Pralong
Le guano semble constituer un nutriment miracle pour les récifs de coraux.

Le guano semble constituer un nutriment miracle pour les récifs de coraux.

AFP

Y aurait-il enfin une bonne nouvelle sur le front du combat pour sauver les récifs coraliens? Depuis 10 ans, le pourcentage de ceux qui sont menacés est passé de 30 à 75%. Et leur existence est capitale puisque, même s'ils ne couvrent que 1% de la surface de la planète, ils abritent un quart des espèces de poissons, sans compter de très nombreux invertébrés. Le réchauffement climatique et les activités humaines sont en grande partie responsable de la détérioration des barrières de corail.

Mais une découverte de l'université néo-zélandaise d'Otago fait entrevoir une lueur d'espoir. Candida Savage et son équipe sont allés étudier deux aires marines protégées des îles Fidji. L'une autour de la petite île de Namena, qui abrite une forêt peuplée d'oiseaux de mer. L'autre est située à la pointe Cousteau de l'île de Vanua Levu, où il n'y a pas d'oiseaux. Les recherches, dont les résultats ont été publiés dans la revue «Scientific Reports» ont montré que le guano sert de nutriment aux coraux et, en un an, le récif de Namena, qui en reçoit, s'est développé quatre fois plus vite que celui de la pointe Cousteau. Une différence qui est vraiment impressionnante.

Pour Candida Savage, pour sauver les récifs de coraux il faudrait déjà de protéger les sites de nidification existant près de ceux-ci, mais également promouvoir de nouveaux habitats pour les oiseaux de mer en renforçant la végétation naturelle sur la terre ferme.

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