Hockey sur glace: Le HC Bienne a buté sur un mur
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Hockey sur glaceLe HC Bienne a buté sur un mur

Sur sa patinoire samedi, le HC Bienne a laissé filer une chance historique de se qualifier pour la finale. Tout est à recommencer mardi dans la capitale lors de l'acte VII.

par
Cyrill Pasche
Le gardien du CP Berne, Leonardo Genoni, a été fantastique samedi contre Bienne.Le mur défensif du SCB s'est chargé du reste.

Le gardien du CP Berne, Leonardo Genoni, a été fantastique samedi contre Bienne.Le mur défensif du SCB s'est chargé du reste.

Keystone

Bienne 3, Berne 3. Les Seelandais ont laissé passer une chance en or de boucler la série et il y aura désormais un septième match mardi dans la capitale. En attendant, retour sur une soirée qui aurait pu être historique mais s'est finalement terminée en queue de poisson pour le HC Bienne, battu sur la plus petite des marges lors de l'acte VI de la demi-finale (0-1).

Genoni? Un mur!

Le match de Leonardo Genoni? Fantastique! Le gardien du CP Berne, 38 parades samedi, a répondu avec la manière à Jonas Hiller, blanchi deux jours plus tôt dans la capitale (36 arrêts lors de la victoire 2-0 du HCB). Genoni a sauvé son équipe après 34 secondes de jeu en s’interposant du bout de la jambière devant Marc-Antoine Pouliot. Le SCB n’aurait probablement pas survécu à une ouverture du score aussi rapide dans une série où l’équipe qui a marqué en premier s’est à chaque fois imposée. Et lorsque le gardien des Bernois semblait battu pour de bon, ses coéquipiers ont volé à son secours, parfois de manière très chanceuse, comme sur ce tir de Mike Künzle dévié par... le manche de la canne du défenseur Adam Almquist (48e). Un gardien immense, un zeste de chance. Suffisant pour forcer une septième manche.

Trop peur des pénalités

Lors de l’acte V disputé dans la capitale, les Biennois ont miraculeusement survécu à cinq séquences de powerplay du CP Berne (deux poteaux, une transversale en l’espace d’une poignée de secondes). Samedi durant la sixième manche, ils se sont montrés extrêmement disciplinés et n’ont été sanctionnés qu’à une reprise (Marc-Antoine Pouliot pour un crosscheck). Le coach, Antti Törmänen, avait d’ailleurs mis de côté Julian Schmutz, son joueur le plus agressif et le plus susceptible de de passer du temps sur le banc des pénalités. Sauf qu’en faisant à ce point attention de ne pas être pénalisés, les Biennois ont par moments fait preuve d'un peu trop de retenue et il leur a aussi manqué ce petit supplément d’agressivité dans les bandes.

Le bloc défensif bernois

Le CP Berne a marqué sur sa première occasion du match, en contre-attaque, après neuf minutes de jeu (Ramon Untersander), avant de proposer 51 minutes de hockey défensif industriel. De la gestion à l’état pur. Pas spectaculaire, mais d’une efficacité diabolique. Les Seelandais ont certes tiré 38 fois au but dans la partie, mais les chances de haute qualité se sont amenuisées au fil que les minutes s’égrenaient. En troisième période, les Bernois ont sans cesse repoussé les attaquants biennois vers les bandes et érigé un mur devant leur gardien Genoni. Et même lorsqu’ils se sont retrouvés en infériorité numérique (à quatre reprises samedi), les Ours n’ont pas offert le moindre espace aux Biennois dans les zones de vérité.

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