#MJF50: «Le jour où ... Santana mit la faune en transe»
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#MJF50«Le jour où ... Santana mit la faune en transe»

Retrouvez la chronique quotidienne de Jean-Philippe Bernard sur le Montreux Jazz Festival.

par
Jean-Philippe Bernard
Santana, Montreux Jazz, 1970

Santana, Montreux Jazz, 1970

Jan Persson/Premium Archive/Getty Images

Ce soir, les enfants du flower power ont pris Montreux d’assaut! Nous sommes le 20 juin 1970 et les héros de Woodstock sont dans la place. On parle bien entendu de Santana. Le groupe qui s’avance sur la scène du Casino n’a rien à voir avec la formation world festive qui sévit au XXIe siècle. A la niche, les demiportions! Autour de Carlos, les géants sont réunis: Greg Rollie à l’orgue, Mike Shrieve à la batterie, José Areas et Mike Carrabello aux percus sans oublier David Brown, fabuleux bassiste funky. «Waiting» ouvre la fête. L’orgue et les tambours écrabouillent tout sur leur passage alors que les sons que tire le chicano de sa sixcordes cheminent dans la masse sonique comme autant de crotales vicieux. Psyché et tellurique, ce Santanalà n’est pas venu pour le folklore. La foule vacille en découvrant «Incident At Neshabur» et perd toute contenance sur «Black Magic Woman». Non loin de là, les vendeurs de boissons se frottent les mains: il va falloir réhydrater d’urgence toute cette joyeuse faune

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