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Les documentsLe jugement prononcé en 2000 fait froid dans le dos

De grosses difficultés de remise en question de ses propres agissements et un manque, voire une absence, de culpabilité.

par
Sébastien Jost

L’assassin est décrit comme un pervers narcissique par les experts psychiatres. Et le document stipule qu’en raison de «son absence de regrets de son acte et une froideur glaçante, on ne peut exclure une récidive d’actes punissables».

Dans ce jugement, auquel «Le Matin» a eu accès, on prend conscience de la dangerosité de Claude Dubois. Fin 1997, alors que son père avait demandé à ce qu’il soit hospitalisé d’urgence en raison de son agressivité, le Bullois avait été vu par plusieurs médecins. Il avait même passé une nuit à l’Hôpital psychiatrique de Marsens quelques jours avant de violer et de tuer son ex-compagne. Sans que personne décèle de «pathologie psychiatrique floride». La justice de paix avait fini par abandonner l’idée d’un internement.

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