Justice: Le jugement sur le violeur aux somnifères suscite la polémique

Actualisé

JusticeLe jugement sur le violeur aux somnifères suscite la polémique

Le Tribunal fédéral a annulé la décision d'interner à vie Markus Wenger, qui a violé 27 femmes après les avoir endormies.

par
Camille Krafft
Markus Wenger, «le violeur aux somnifères», ici lors de son arrivée au Tribunal de Bâle en juillet 2013.

Markus Wenger, «le violeur aux somnifères», ici lors de son arrivée au Tribunal de Bâle en juillet 2013.

STEFAN BOHRER

La presse alémanique l'a surnommé le «violeur aux somnifères». Condamné à l'internement à vie en 2013 pour le viol de deux de ses 27 victimes, Markus Wenger a fait appel et le Tribunal fédéral lui a donné raison.

Contrairement au tribunal de Bâle-Ville, la Cour suprême a estimé que le fait que les femmes abusées aient été droguées ne rendait pas le cas plus grave.

Des effets post-traumatiques «pires»

Pourtant, selon Christine Gertsch, psychologue spécialisée dans l'aide aux victimes, «lorsqu'une personne est violée après avoir été droguée, les effets post-traumatiques sont pires que sur quelqu'un de lucide».

Professeur de droit à l'Université de Fribourg, Nicolas Queloz estime cependant qu'il s'agit d'une «juste application de la loi», qui démontre une nouvelle fois la difficulté à appliquer l'article du Code pénal sur l'internement à vie.

Pour en savoir plus, consultez le nouveau site du Matin Dimanche, www.lematindimanche.ch, sur votre ordinateur personnel, votre tablette ou votre smartphone. L'application Le Matin Dimanche est toujours disponible sur iPad.

Ton opinion