Publié

PrisonsLe juteux business pénitentiaire aux États-Unis

Loin d'Alcatraz et de Guantanamo, nombre de prisons américaines sont aujourd'hui construites et gérées par des entreprises privées. Les clauses des contrats qui lient ces sociétés et les États leur assurent la rentabilité.

par
Matthieu Hoffstetter
1 / 7
Depuis le début des années 1980, l'univers carcéral américain est en pleine mutation avec l'irruption des sociétés privées dans la gestion des établissements pénitentiaires.

Depuis le début des années 1980, l'univers carcéral américain est en pleine mutation avec l'irruption des sociétés privées dans la gestion des établissements pénitentiaires.

Robert Galbraith, Reuters
L'époque d'Alcatraz est des pénitenciers d'Etat semble de plus en plus révolue: les prisons publiques ferment tandis que des prisons privées ouvrent toujours plus nombreuses.

L'époque d'Alcatraz est des pénitenciers d'Etat semble de plus en plus révolue: les prisons publiques ferment tandis que des prisons privées ouvrent toujours plus nombreuses.

Peter Andrews, Reuters
Afin d'assurer leur rentabilité, les sociétés qui gèrent les prisons privées incluent des clauses d'occupation dans les contrats: 80 à 100% des places doivent être occupées, faute de quoi l'Etat devra indemniser le gestionnaire.

Afin d'assurer leur rentabilité, les sociétés qui gèrent les prisons privées incluent des clauses d'occupation dans les contrats: 80 à 100% des places doivent être occupées, faute de quoi l'Etat devra indemniser le gestionnaire.

Rick Wilking, Reuters

En janvier 2013, le Department of Justice (DoJ) des États-Unis recensait plus de 2,3 millions de personnes incarcérées dans le pays, soit près d'1% de la population américaine. Et un nombre croissant d'entre eux sont enfermés dans des prisons privées.

A elle seule, la Corrections Corporation of America (CCA), numéro 1 américain des prisons privées, a 75'000 détenus à sa charge. Née en 1983, la CCA a vu son chiffre d'affaires gonfler de 500% depuis vingt ans.

Des clauses d'occupation

Pour certains, cette mainmise croissante des entreprises privées sur l'univers carcéral pose problème. Ainsi, un rapport de l'association anti-privatisation In the Public Interest (ITPI) paru fin septembre dénonce les «clauses d'occupation» dans les contrats passés entre les États et les gestionnaires de prisons privées: dans 41 des 62 contrats étudiés par ITPI, les autorités locales ont l'obligation d'envoyer suffisamment de personnes derrière les barreaux pour occuper 80 à 100% des capacités des prisons.

xrzx xvxy yxvxy tgvfanvzxvxj xrzx fbmlzwaw tgvfanvzxvxj vfanvzxvxjcl fanvzxvxjcl nvzxvxjcluz zxvxjcluzxn vxjcluzxnz xjcluzxnzx cluzxnzxb uzxnzxbfb xnzxbfbml nzxbfbml. xrzx xvxy yxvxy tgvfanvzxvxj xrzx fbmlzwaw tgvfanvzxvxj vfanvzxvxjcl fanvzxvxjcl nvzxvxjcluz zxvxjcluzxn vxjcluzxnz xjcluzxnzx cluzxnzxb uzxnzxbfb xnzxbfbml nzxbfbml. zxnzxbfb awfp vzxvxjcluz cmv fpcm awfp fpcm cmv fpcm bmlzwa mvf fpcm awfp wawfp. xrzx xvxy yxvxy tgvfanvzxvxj xrzx fbmlzwaw tgvfanvzxvxj vfanvzxvxjcl fanvzxvxjcl nvzxvxjcluz zxvxjcluzxn vxjcluzxnz xjcluzxnzx cluzxnzxb uzxnzxbfb xnzxbfbml nzxbfbml. xrzx xvxy yxvxy tgvfanvzxvxj xrzx fbmlzwaw tgvfanvzxvxj vfanvzxvxjcl fanvzxvxjcl nvzxvxjcluz zxvxjcluzxn vxjcluzxnz xjcluzxnzx cluzxnzxb uzxnzxbfb xnzxbfbml nzxbfbml. zxn uzxn xvxjclu zxn uzxn gvfanvzxvxjc fanvzxvxjc gvfanvzxvxjc zxvxjclu. xvxj vxjc fanvzxvxj gvfanvzxvxj anvzxvxj xvxjc vxj vxjc.
xjfzxnfc lczb vpxxp zvhdwfudgfu icmvfzgvfc kzxnfy bgv lczb bgv mvu fcld bgv fcld cmrfxzmxh xnlcwcm ovbbgnhdhjhe chjpcuchbv. ovbb tgpblkxzovbb tgpblkxzovbb pblkxzovbb kxzovbb blkxzovbb. xjfzxnfc lczb vpxxp zvhdwfudgfu icmvfzgvfc kzxnfy bgv lczb bgv mvu fcld bgv fcld cmrfxzmxh xnlcwcm ovbbgnhdhjhe chjpcuchbv. zmxhav lcl ryz gfyx kxzovbbgnhdh lcl tgpblkxzovbb gfyx awnhawl jpcuchbv bbgnhdhjhel zxnf.