Politique: Le Kosovo a enfin un nouveau gouvernement
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PolitiqueLe Kosovo a enfin un nouveau gouvernement

Après des mois de crise, le parlement a entériné une nouvelle coalition au pouvoir, dirigée par le centre-droit.

Le nouveau Premier ministre, Avdullah Hoti, a notamment promis de relancer les pourparlers avec la Serbie.

Le nouveau Premier ministre, Avdullah Hoti, a notamment promis de relancer les pourparlers avec la Serbie.

AFP

Le Parlement du Kosovo a entériné mercredi un nouveau gouvernement de coalition dirigé par la LDK de centre-droit après des mois de crise politique, aggravant les tensions avec les partisans du Premier ministre sortant de gauche Albin Kurti. Le gouvernement d'Avdullah Hoti, un professeur d'économie de 44 ans, a été validé par 61 députés sur 120 tandis que 24 ont voté contre et un s'est abstenu, a annoncé le vice-président du Parlement Kujtim Shala. Les députés de Vetevendosje (VV), le parti nationaliste de gauche d'Albin Kurti qui réclamait de nouvelles élections, ont boycotté la séance.

«Je me sens responsable devant les députés, les citoyens et la Constitution, pour les tâches qui nous attendent», a déclaré le nouveau Premier ministre, promettant de relancer des pourparlers avec la Serbie qui sont au point mort. L'ancienne province serbe est engluée dans la crise depuis la chute en mars du gouvernement de coalition qu'avait formé VV, arrivé en tête des législatives d'octobre, avec la LDK.

Pressions des États-Unis

Le scrutin de l'automne avait consacré la défaite historique des anciens combattants indépendantistes qui dominaient la vie politique depuis l'indépendance de l'ancienne province serbe proclamée en 2008.

La coalition VV-LDK, deux partis n'ayant pas grand chose en commun, avait volé en éclats en mars après moins de deux mois aux commandes. La LDK avait pris elle -même l'initiative d'une motion de censure en pleine pandémie du nouveau coronavirus, motivée en partie par les pressions exercées par les Etats-Unis, principal allié du Kosovo, mécontents de la politique d'Albin Kurti envers la Serbie.

(AFP)

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