Actualisé

FranceLe levier de vitesse le lâche au milieu des voies

Coincé sur une ligne de TGV, le conducteur d'un véhicule utilitaire pensait s'en sortir en passant la marche arrière. Il n'a pu s'extraire que juste avant le choc.

par
afp
La départementale 111 non loin de Saint-Rogatien.

La départementale 111 non loin de Saint-Rogatien.

dr

Un automobiliste charentais a eu la peur de sa vie jeudi, lorsque son levier de vitesse lui est resté dans les mains alors qu’il était sur un passage à niveau. Il est parvenu à s’extraire de la voiture juste avant qu’un train ne la percute, a-t-on appris de sources concordantes.

L’automobiliste de 55 ans, au volant d’un utilitaire, s’était engagé vers 8h00 sur un passage à niveau avec une file de voitures, juste après le passage d’un train sur la ligne Paris-La Rochelle, à hauteur de Saint-Rogatien, à 10 kilomètres environ de La Rochelle.

La barrière sur le capot

«La file n’avançait pas vite, je suivais. Il y a eu un second signal», annonçant un nouveau train, a-t-il raconté, visiblement ému, à une correspondante de l’AFP. «La barrière est venue se poser sur mon capot. J’ai voulu enquiller la marche arrière mais le pommeau du levier de vitesse m’est resté entre les mains».

L’ homme a tout tenté pour dégager son véhicule des voies, en vain. «Je suis sorti à la dernière minute, je voyais déjà le train», a-t-il dit du TGV La Rochelle-Paris, qui a arraché tout l’avant de la voiture, selon les gendarmes.

Indemne mais choqué

Indemne mais choqué, l’automobiliste a été placé en observation à l’hôpital de La Rochelle. Les 85 passagers du TGV accidenté ont été ramenés à La Rochelle, où ils ont pu prendre le suivant, parti avec trois quarts d’heure de retard. Trois TER ont également été perturbés par l’interruption de trafic, a indiqué la SNCF.

Votre opinion