Cyclone Batsirai – Madagascar pleure 111 morts et des récoltes compromises

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Cyclone BatsiraiMadagascar pleure 111 morts et des récoltes compromises

Le bilan des victimes s’est encore alourdi, vendredi, près d’une semaine après le passage d’un cyclone qui a sinistré l’île.

Le cyclone a causé des victimes et de nombreux dégâts matériels.

Le cyclone a causé des victimes et de nombreux dégâts matériels.

AFP

Dix-sept morts supplémentaires ont été identifiés à Madagascar, depuis le dernier bilan de jeudi, après le passage du cyclone Batsirai, alourdissant le bilan à 111 décès vendredi, près d’une semaine après sa traversée de l’île de l’océan Indien. Une grande majorité de ces morts, soit 87 d’entre eux, ont été recensés dans le seul district d’Ikongo (est), selon le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC).

Près de 118’000 personnes ont été sinistrées par les pluies diluviennes et les rafales de vent jusqu’à 165 km/h qui ont frappé d’abord la côte orientale, dans la nuit du 5 au 6 février, avant de se déplacer à l’intérieur de l’île, faisant déborder les cours d’eau dans les rizières, détruisant les récoltes.

Propagation de maladies

Madagascar, un des pays les plus pauvres de la planète, avait déjà été frappé fin janvier par la tempête tropicale Ana (55 morts) et une vaste zone dans le sud se débat depuis des mois avec une sécheresse qui engendre malnutrition aiguë et poches de famine.

Batsirai a quitté l’île lundi et les secours ont désormais réussi à atteindre la quasi-totalité des zones sinistrées. La principale inquiétude concerne l’accès à l’eau potable: les organisations humanitaires craignent la propagation de maladies diarrhéiques liées à la consommation d’eau polluée, pouvant mener aussi à une résurgence de la malaria, selon un responsable de l’Unicef.

Le Programme alimentaire mondial (PAM), qui intervient notamment dans les secteurs côtiers de Mananjary, épicentre des dégâts, et Manakara, quelque 150 km plus au sud, a déjà fourni plus de 10’000 repas chauds aux sinistrés, a annoncé l’agence onusienne, dans un communiqué.

«Nous travaillons nuit et jour pour que la nourriture et les produits de première nécessité parviennent à ceux dont la vie a été bouleversée par le cyclone», dit Pasqualina Disirio, sa directrice dans le pays.

Récoltes compromises

«Nous constatons de graves dégâts, notamment la destruction du riz qui devait être récolté dans seulement quelques semaines. Les cultures de rente comme le girofle, le café et le poivre ont aussi été touchées» dans ces régions dont les principaux revenus sont agricoles, a-t-elle détaillé.

Une dizaine de tempêtes ou cyclones traversent chaque année le sud-ouest de l’océan Indien, pendant la saison cyclonique, qui s’étend de novembre à avril.

Opérations de pompage

Les opérations de pompage ont débuté jeudi à bord du pétrolier mauricien Tresta Star, échoué sur la côte sud de l’île de La Réunion pendant le passage du cyclone Batsirai, a indiqué la préfecture vendredi dans un communiqué.

La vidange des réservoirs de carburant a été effectuée et leur contenu transféré par hélicoptère sur un remorqueur, selon la source.

Les onze marins à bord du pétrolier, qui naviguait à vide, avaient été récupérés à l’issue d’une opération de sauvetage compliquée dans une mer déchaînée, au moment où le cyclone passait au plus proche de cette île de l’océan Indien.

(AFP)

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