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FootballLe maillot de Messi pour Philippe Senderos

Alors que Philippe Senderos a gagné le maillot de Messi, François Affolter devait se contenter du rôle de héros malheureux du match amical Suisse-Argentine. Il regrette sa bévue.

par
Nicolas Jacquier
Philippe Senderos a remporté le plus grand trophée de la soirée: le maillot de Lionel Messi.

Philippe Senderos a remporté le plus grand trophée de la soirée: le maillot de Lionel Messi.

Keystone

«J'aurais préféré que le match s'arrête après 85 minutes...» Héros malheureux de la soirée après sa bourde monumentale qui avait privé la Suisse d'un nul qu'elle aurait mérité, François Affolter s'en voulait d'avoir été directement impliqué sur le deuxième but de Messi, suite à une stupide perte de balle concédée devant... Messi.

«J'ai voulu continuer à jouer en en faisant trop. J'ai voulu prendre des risques, ça m'apprendra. Avec plus d'expérience, j'aurais réagi autrement.» Alors qu'il avait été irréprochable jusque-là, le Biennois devait encore provoquer encore quelque instant plus tard un penalty généreusement accordé que l'inévitable Messi transformait sans sourciller (faute peu évidente sur Higuain). «L'Argentine n'avait pas besoin d'un cadeau de l'arbitre. 3-1, c'est lourd à l'arrivée. Par rapport à ce que l'on a montré, on aurait mérité un autre résultat.»

Le défenseur de Brême a eu le privilège de cotoyer le triple Ballon d'or de près. «Balle au pied, ça va vite, confessait-il. Il n'y a pas grand chose à faire.» Affolter n'a pas pu se consoler en gagnant le maillot de celui dont le triplé a assommé la Suisse. Le très demandé tricot de Messi a été remporté par Philippe Senderos, vainqueur d'une course au trésor à laquelle devait participer la moitié de l'équipe. «Je le garde pour ma collection personnelle», confait le Genevois.

En dépit de la fin de match pénible de son jeune défenseur, Hitzfeld refusait de condamner Affolter. «François a été la grande découverte du match pendant 85 minutes mais il doit comprendre que tout peut encore changer jusqu'à la fin, moment où il faut redoubler d'attention et éviter le dribble de trop. En revenant à Berne, le contexte n'était pas évident pour lui. Mais ce serait une erreur de ma part de l'écarter. Je suis sûr qu'on le reverra.»

Comme les 30250 spectateurs et tous ses coéquipiers, Fabian Frei ne pouvait que s'incliner devant la classe, le génie et la simplicité de Lionel Messi. «Avant le coup d'envoi, résume le Bâlois, il était déjà clair que Messi est le meilleur joueur du monde. Après les trois buts qu'il nous a marqués, c'est malheureusement encore plus clair...»

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