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Union européenneLe maire de Londres veut un référendum

Boris Johnson, le maire conservateur de Londres a appelé mardi à l'organisation d'un référendum en Grande-Bretagne sur le maintien du pays dans l'Union européenne.

Boris Johnson: «Nous pourrions construire une relation avec l'UE qui ressemblerait plus à celle de la Norvège ou de la Suisse.»

Boris Johnson: «Nous pourrions construire une relation avec l'UE qui ressemblerait plus à celle de la Norvège ou de la Suisse.»

Reuters

Le maire de Londres a ajouté souhaiter une nouvelle relation avec l'UE basée seulement sur les échanges commerciaux.

«Il est grand temps que nous ayons un référendum qui porterait sur une question simple. Voulez-vous rester dans le marché unique de l'Union européenne, oui ou non?», a déclaré l'édile conservateur, connu pour ses excentricités, lors d'un discours devant des financiers.

«Nous pourrions construire une relation avec l'UE qui ressemblerait plus à celle de la Norvège ou de la Suisse, sauf que nous serions à l'intérieur du conseil du marché unique et donc capable d'influer sur les lois», a-t-il fait valoir, appelant à limiter la relation britannique avec l'UE «au marché unique» et à «supprimer le chapitre social et la législation sur la pêche».

«Nous pourrions et devrions soumettre au vote du peuple britannique un traité renégocié», a-t-il ajouté. «Si les gens ne pensent pas que cette nouvelle relation est une amélioration, alors ils exerceront leur droit souverain à quitter l'UE».

Boris Johnson a également jugé que la monnaie unique avait été «un projet calamiteux» et que le Royaume-Uni avait eu raison de rester à l'écart de l'euro. Il a rejeté en outre l'idée d'une plus grande unification européenne pour résoudre la crise de la zone euro, estimant que ce serait «anti-démocratique et donc une erreur intellectuelle et morale».

Sucesseur présumé de Cameron

Celui qui est souvent présenté comme le futur successeur de David Cameron à la tête du parti conservateur a fait écho aux déclarations, la semaine dernière, du premier ministre annonçant que «des opportunités apparaissaient» pour établir «une relation différente, une meilleure relation» avec l'Europe.

Boris Johnson a écarté la possibilité que Londres soit sanctionnée si elle s'éloignait de Bruxelles «parce que nos partenaires reconnaissent que ce qui est bon pour Londres est également bon pour l'UE dans son ensemble».

«L'avenir de Londres est d'être au coeur de l'économie mondiale, le centre d'un réseau interconnecté menant des échanges commerciaux libres avec l'UE tout en gardant un oeil sur les économies à forte croissance du 21e siècle», a-t-il conclu.

(ats/afp)

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