Course à pied: «Le Marathon de Lausanne aura lieu en 2021!»

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Course à pied«Le Marathon de Lausanne aura lieu en 2021!»

Pour Oscar Tosato, président de l’association Lausanne Marathon et municipal chargé des Sports de la Ville de Lausanne, l’avenir de la manifestation n’est pas remis en question par l’annulation de l’édition 2020.

par
Renaud Tschoumy
L’annulation de l’édition 2020 ne devrait pas affecter la pérennité du Marathon de Lausanne.

L’annulation de l’édition 2020 ne devrait pas affecter la pérennité du Marathon de Lausanne.

KEYSTONE

Prévu ce dimanche, le Marathon de Lausanne a finalement été annulé. Ses organisateurs ont annoncé la nouvelle jeudi, par le biais d’un communiqué et d’un message électronique à chacun·e des quelque 1000 inscrits. Président de l’association Lausanne Marathon et conseiller municipal chargé des Sports de la Ville de Lausanne, Oscar Tosato s’en explique.

Oscar Tosato, comment en êtes-vous arrivés à l’extrémité de devoir annuler l’édition 2020 du Marathon de Lausanne à trois jours de la date prévue?

Avant toute chose, il faut savoir que le comité de l’association planche sur le sujet depuis le mois de mars. Au cours de l’année, on a vu les marathons s’annuler les uns après les autres dans les pays qui nous entourent. Nous étions un des derniers à pouvoir en organiser un et, au vu de la stabilisation de la courbe de cas positifs, on pensait il y a quelques semaines que nous pourrions l’organiser. On a attendu, en ayant toujours à l’esprit qu’il nous était interdit de mettre cette édition et les futures en péril. Surtout, on a toujours pensé à la santé de l’athlète. Mais il nous est vite apparu qu’il nous serait difficile d’éviter la présence de personnes asymptomatiques, sans que ces dernières n’y puissent quoi que ce soit.

«Mardi passé, nous pensions que le Marathon aurait lieu»

Oscar Tosato, municipal chargé des Sports de la Ville de Lausanne
Oscar Tosato, municipal chargé des Sports de Lausanne, ne craint pas pour l’avenir de la manifestation.

Oscar Tosato, municipal chargé des Sports de Lausanne, ne craint pas pour l’avenir de la manifestation.

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Pourquoi avoir attendu jeudi pour annoncer votre décision?

Parce que nous voulions y croire, justement. Mardi passé, nous pensions sincèrement que le Marathon aurait lieu. Nous avions mis en place toutes les mesures sociosanitaires requises. Mais on a subitement eu beaucoup de désistements émanant des athlètes étrangers, français ou allemands principalement. Nous aurions voulu leur donner la chance de se tester en compétition, ce qu’ils n’ont pas eu l’occasion de faire souvent cette année, mais nous avons dû nous résigner. À partir de là, à quoi bon insister? Dans quel sens? Pour quoi? Nous savions que l’État de Vaud tenait une conférence de presse ce vendredi à 13 h 30, mais il ne nous a pas semblé opportun d’attendre ce moment-là. Entre déception et raison, il a fallu trancher. Ce qu’on a fait jeudi.

Vous avez donc dû prévenir tous les athlètes inscrits que votre marathon n’aurait pas lieu…

Effectivement. On a fait des SMS quand on possédait les numéros de téléphone, des e-mails aussi, et nous avons publié un communiqué sur notre page Facebook. Les retours que nous avons eus nous ont mis du baume au cœur. Ça nous a fait du bien, vraiment, et ça nous a surtout donné envie de revenir l’année prochaine.

Ce qui veut donc dire qu’il y aura une édition en 2021, c’est sûr?

Oui, nous avions pris nos précautions. Nous avons pu calculer ce que nous coûterait cette annulation, et nous en sommes arrivés à la conclusion que nous n’aurions pas de dette insurmontable à devoir assumer. On va se réunir la semaine prochaine pour prendre les premières décisions liées à cette annulation, en l’occurrence le remboursement des quelque 1050 personnes qui étaient inscrites.

Et ensuite?

On va plancher à fond sur l’édition 2021, en souhaitant que la situation sanitaire nous permette d’organiser notre épreuve. Nous pouvons absorber une perte de 100’000 francs, et nous estimons que le déficit occasionné ne dépassera pas ce montant.

On imagine malgré tout que vos regrets sont grands…

Oui, on a voulu y croire jusqu’au bout, nous étions d’ailleurs à quelques jours près. Mais nous avions aussi conscience qu’il fallait prendre des décisions, surtout dans un sport aussi populaire et festif qu’un marathon peut l’être. Je ne voudrais pas terminer sans remercier tous les bénévoles et travailleurs de l’ombre qui se sont investis au fil des mois pour finalement ne pas être récompensés. Mais on se retrouvera en 2021!

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