Emploi - Le marché des places d’apprentissage reste stable en Suisse
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EmploiLe marché des places d’apprentissage reste stable en Suisse

Dans l’ensemble des cantons, les chiffres concernant les places d’apprentissage ne varient que peu par rapport à 2020. À la fin avril, près de 43’000 contrats avaient été signés.

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Mécatronicien/ne automobile en 1ère année d'apprentissage: 700 francs par mois, 2ème année: 850 fr., 3ème année: 1050 fr. et 4ème année: 1300 fr.
Voici les salaires recommandés en Suisse pour les apprentis en formation pour obtenir un Certificat fédéral de capacité (CFC). (Source: Département zurichois de l'économie)

Mécatronicien/ne automobile en 1ère année d'apprentissage: 700 francs par mois, 2ème année: 850 fr., 3ème année: 1050 fr. et 4ème année: 1300 fr.

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Boulanger/ère: 1ère année d'apprentissage: 800 francs par mois, 2ème année: 900 fr. et 3ème année: 1100 fr.

Boulanger/ère: 1ère année d'apprentissage: 800 francs par mois, 2ème année: 900 fr. et 3ème année: 1100 fr.

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Coiffeur/se: 1ère année: entre 500 et 700 francs par mois, 2ème année: entre 600 et 800 fr. et 3ème année: entre 700 et 1000 fr.

Coiffeur/se: 1ère année: entre 500 et 700 francs par mois, 2ème année: entre 600 et 800 fr. et 3ème année: entre 700 et 1000 fr.

20min/Celia Nogler 

La task force Perspectives apprentissage 2020 l’affirme: dans l’ensemble, le marché des places de formation est stable en Suisse. À fin avril, près de 43’000 contrats avaient été signés dans le pays. Cela représente une hausse de 2% par rapport à l’année dernière à la même période.

Cantons, organisations du monde du travail et entreprises formatrices s’engagent «pour garantir que le processus de choix professionnel et d’attribution des places pour apprentis se déroule de la meilleure façon possible».

On peut observer un certain retard dans l’attribution des places d’apprentissage dans les domaines de l’hôtellerie et de la gastronomie.

On peut observer un certain retard dans l’attribution des places d’apprentissage dans les domaines de l’hôtellerie et de la gastronomie.

Raphael Moser/Tamedia AG

Du retard pour le fitness, l’événementiel, l’hôtellerie, la gastronomie

Malgré le contexte économique tendu, ce marché reste donc stable. On peut observer un certain retard dans l’attribution des postes dans les domaines du fitness et de l’événementiel, ainsi que dans l’hôtellerie et la gastronomie. En fonction de l’évolution économique, on peut s’attendre à un effet de rattrapage dans ces branches d’ici à l’été.

L’engagement «exceptionnel» des entreprises formatrices depuis le début de la pandémie montre clairement qu’il est dans leur intérêt d’offrir aux jeunes des places de formation durables et des perspectives de carrière attrayantes, même dans les conditions difficiles qu’elles connaissent actuellement. Elles garantissent ainsi la relève de personnel doté de bonnes qualifications.

Une base «solide»

Les jeunes concernés et leurs parents reconnaissent eux aussi la «force du modèle de la formation professionnelle initiale». Un contrat d’apprentissage constitue une base «solide» sur laquelle les jeunes peuvent s’appuyer.

À travers la campagne «#PROAPPRENTISSAGE», la task force encourage les entreprises formatrices à continuer de proposer des places pour les apprentis et de publier les offres correspondantes.

Leur propre slogan

Un générateur de slogans a été mis au point afin que ces sociétés puissent, en moins de cinq minutes, personnaliser l’affiche de la campagne avec leur propre slogan, en vue d’une publication sur leurs réseaux sociaux. Ce marketing vise à «inciter les jeunes à opter pour une formation professionnelle initiale».

En outre, la Confédération continue de soutenir les projets visant à stabiliser ce marché dans le cadre du programme «Places d’apprentissage Covid-19». Plus de 40 projets ont été financés depuis mai 2020, avec une enveloppe de 18 millions de francs. Les bourses et les salons professionnels virtuels font partie des projets encouragés.

Des solutions de rechange

Berne soutient aussi les solutions de remplacement pour les formations qui ne peuvent pas avoir lieu en entreprise, dans les branches les plus touchées par la situation actuelle – par exemple, les cours préparatoires aux examens de fin d’apprentissage dans la restauration. Les apprentis ont ainsi la possibilité de décrocher une certification professionnelle pleinement reconnue.

(comm/ftr/bsc/reg)

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