Economie – Le marché du pétrole se reprend après le choc du variant Omicron

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ÉconomieLe marché du pétrole se reprend après le choc du variant Omicron

Les prix du brut étaient en forte hausse lundi. Le baril de Brent a bondi de 4,69% et le WTI a décollé de 5,93%. Tous deux avaient perdu vendredi, 10% en une seule séance, une première depuis avril 2020.

Les analystes craignent que le variant Omicron fasse dérailler la reprise économique, notamment en raison des restrictions de déplacements mises en place dans de nombreux pays.

Les analystes craignent que le variant Omicron fasse dérailler la reprise économique, notamment en raison des restrictions de déplacements mises en place dans de nombreux pays.

Photo d’illustration/AFP

Les prix du pétrole remontaient fortement lundi, sans effacer complètement leur plongeon de vendredi, déclenché par un nouveau variant de Covid-19, à l’orée d’une semaine chargée entre négociations sur le nucléaire iranien et réunion de l’Opep+.

Vers 15 h 50, le baril de Brent pour livraison en janvier bondissait de 4,69% à 76,13 dollars, tandis qu’à New York, le WTI pour le même mois décollait de 5,93% à 72,19 dollars. Les deux références du brut avaient perdu, vendredi, plus de 10% en l’espace d’une seule séance, une première depuis les débuts de la pandémie, en avril 2020.

«Le pétrole brut reprend du poil de la bête, lundi, après le choc» provoqué par l’annonce de la détection d’un nouveau variant de Covid-19 en Afrique du Sud, constate Avtar Sandu, analyste de Phillip Futures. Mais les craintes qu’Omicron fasse «dérailler la reprise économique et les plans de certaines banques centrales» sont loin d’être dissipées, ajoute-t-il.

En attendant l’Opep+

De nombreux pays ont pris rapidement des mesures qui entravent les déplacements des biens et des personnes, lestant d’autant la demande de brut. Dans ce contexte, le sommet ministériel, jeudi, des membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs alliés via l’accord Opep+ est particulièrement attendu.

«Compte tenu de l’impact potentiel (des mesures induites par le nouveau variant) sur la demande, nous pensons que le groupe pourrait faire une pause dans sa marche d’augmentation de l’offre» de brut, estiment Wenyu Yao et Warren Patterson, analystes chez ING. «Cela serait conforme à l’approche prudente adoptée par l’Opep+ depuis l’apparition du Covid-19», continuent-ils.

Afin d’évaluer plus finement les derniers développements, le club de producteurs emmené par l’Arabie saoudite et la Russie a choisi de reporter à jeudi une de ses réunions techniques mensuelles, le comité ministériel conjoint de suivi de l’accord Opep+, scellé à Vienne, en Autriche, fin 2016. Ce décalage de calendrier permettra «d’obtenir plus d’informations sur la situation actuelle», a indiqué lundi le vice-premier ministre russe Alexandre Novak, chargé du pétrole et cité par les agences de presse du pays.

Suspendus aux discussions sur le nucléaire iranien

Les investisseurs surveillent également les discussions autour de l’Iran, producteur historique de l’Opep écarté du marché depuis 2018. Suspendues depuis juin, ces négociations, qui ont démarré peu après 15 h, à Vienne, ont pour objectif de sauver l’accord conclu en 2015 censé empêcher Téhéran de se doter de l’arme nucléaire.

Téhéran s’est dit lundi «fermement déterminé» à parvenir à un accord avec la communauté internationale sur le dossier nucléaire, par la voix du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

En 2017, dernière année pleine avant le retrait des États-Unis de l’accord, l’Iran produisait près de 4 millions de barils par jour. L’an dernier, la République islamique produisait moins de 2 millions de barils par jour, selon des données compilées par l’Opep.

(AFP)

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