Disparition de Delphine Jubillar - Le mari a envoyé un sms: «J’ai grillé Delphine»
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Disparition de Delphine JubillarLe mari a envoyé un sms: «J’ai grillé Delphine»

Alors que la justice a écroué le mari de Delphine Jubillar, une perquisition a eu lieu au domicile du couple, mardi. Clé USB et cartes mémoires ont été saisies.

Delphine Jubillar a disparu en décembre 2020.

Delphine Jubillar a disparu en décembre 2020.

AFP

Une clé USB et des cartes mémoires ont été saisies mardi au domicile de Delphine et Cédric Jubillar à Cagnac-les-Mines (Tarn), quatre jours après la mise en examen et l’incarcération de ce dernier, a-t-on appris mercredi auprès de son avocat.

«Je confirme la saisie d’une clé USB et de cartes d’appareil photo», a indiqué à l’AFP Me Jean-Baptiste Alary, confirmant une information d’«Aujourd’hui en France»/«Le Parisien» faisant état d’une perquisition au domicile du couple en présence de son client.

Mari écroué

Cédric Jubillar a été mis en examen et écroué vendredi pour «homicide volontaire par conjoint», six mois après la disparition de son épouse, Delphine, 33 ans, infirmière et mère de leurs deux enfants. Il conteste toute implication. Les enquêteurs sont à la recherche de nouveaux éléments – textos et photos – envoyés par le couple.

«Je ne m’explique pas cette perquisition. Le matériel saisi est extrêmement limité», a affirmé l’avocat. Pourquoi cette clé USB et les cartes d’appareil photo n’ont pas été saisis avant, la maison ayant déjà fait l’objet de fouilles très minutieuses? «C’est très nébuleux», a-t-il lâché.

«J’ai grillé Delphine»

L’avocat du plaquiste de 34 ans qui était en instance de séparation, a précisé que l’appel «de l’ordonnance de placement en détention provisoire» allait probablement être déposé ce mercredi avant d’être examiné par la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Toulouse.

Me Alary a ajouté qu’il attendait «d’obtenir copie du dossier», particulièrement volumineux avec quelque 2500 actes, pour présenter «une requête en nullité de la mise en examen». «Où sont les indices graves et concordants? On reste un peu sur notre faim», a-t-il affirmé.

Interrogé sur un texto «J’ai grillé Delphine», envoyé par Cédric Jubillar à un proche, l’avocat a répondu: «Je ne connais pas le contexte, on ne peut pas en faire un élément à charge.» Selon les enquêteurs, il pourrait être lié à la découverte par Cédric Jubillar de la liaison de Delphine avec un «amant de Montauban».

«À ce stade du dossier, sans corps, sans connaître les origines d’un décès dont on ignore jusqu’à la réalité, retenir une intention d’homicide est ahurissant», avait dénoncé dès vendredi l’avocat.

«Contexte de séparation très conflictuel»

Faisant suite à la mise en examen de Cédric Jubillar, le procureur de Toulouse Dominique Alzeari avait indiqué vendredi lors d’une longue conférence de presse que la «disparition criminelle (était) privilégiée» dans ce dossier avec une «présomption d’homicide».

Le magistrat avait insisté sur un «contexte de séparation très conflictuel» avec une violente dispute le soir du 15 décembre, date de la disparition de la jeune infirmière, une altercation dont aurait été témoin leur fils de 6 ans.

Cédric Jubillar avait «de très grandes difficultés, affectives et matérielles, à accepter cette séparation», la surveillait, se montrait «intrusif», parfois «brutal et agressif», selon le procureur.

(AFP)

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