Le mari de la jeune anglaise tuée en Grèce passe aux aveux
Publié

GrèceLe mari d’une jeune anglaise avoue son meurtre à la police

Le pilote d’avion de 32 ans a avoué jeudi avoir tué sa femme de 20 ans, retrouvée morte en Grèce en mai. Il avait masqué son meurtre en faisant croire à un cambriolage.

L’anglaise de 20 ans avait été retrouvée morte en Grèce en mai, à côté de son bébé de 11 mois. Photo d’illustration.

L’anglaise de 20 ans avait été retrouvée morte en Grèce en mai, à côté de son bébé de 11 mois. Photo d’illustration.

AFP

Le mari d’une jeune anglaise retrouvée morte en Grèce en mai, à côté de son bébé de 11 mois, a été mis en examen vendredi pour homicide volontaire, après avoir avoué son meurtre à la police. Après un long interrogatoire de la police, Babis Anagnostopoulos, un pilote d’avion de 32 ans, a avoué jeudi «l’avoir tuée, et par la suite, il a brisé la fenêtre, mis en désordre les lieux, tué le chien, appelé la police et s’est attaché», a expliqué vendredi la police grecque lors d’une conférence de presse.

L’homme a été mis en détention provisoire jusqu’à son jugement. Il avait été emmené jeudi par hélicoptère de la police à Athènes après avoir assisté à un service commémoratif en l’honneur de sa femme assassinée sur l’île d’Alonissos. Dans un premier temps, le 11 mai, le mari de la ressortissante anglaise Caroline Crouch, 20 ans, avait tenté de camoufler son meurtre. Il avait affirmé à la police que trois cambrioleurs s’étaient introduits dans leur propriété de Glyka Nera, au nord-est d’Athènes, l’avaient ligoté et tué sa femme avant de s’enfuir avec 15’000 euros en espèces en plus des objets de valeur.

Choqué de la barbarie du meurtre

Le procureur a également mis en examen vendredi Babis Anagnostopoulos pour faux témoignages et maltraitance animale. Suite à la découverte de la scène du crime, le ministre de la Protection civile, Michalis Chrysohoidis, avait affirmé être choqué de «la barbarie» de ce meurtre, et notamment du fait que la jeune femme avait été assassinée à côté de son enfant de 11 mois. La police avait posté une récompense de 300’000 euros pour des informations sur les auteurs du crime. Mais aucune trace d’un gang ayant effectué un tel acte n’avait été retrouvée selon les médias grecs.

L’affaire choque profondément en Grèce. Vendredi, en Grèce, le hashtag «féminicide» était en tête sur le réseau social Twitter. «Ce n’est pas une tragédie familiale. Ni un crime passionnel. On appelle ça un féminicide», a notamment tweeté le député européen Syriza (gauche radicale) Kostas Arvanitis.

(AFP)

Votre opinion