Actualisé 29.11.2015 à 19:13

COP21Le mémorial aux victimes des attentats saccagé

Des heurts se sont produits à Paris, à la veille de l'ouverture de la COP21. François Hollande a fustigé une action «scandaleuse».

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Quelque 200 pays, dont la Suisse, se retrouvent lundi à Bonn pour avancer vers la mise en oeuvre de l'accord de Paris. (Dimanche 29 avril 2018)

Quelque 200 pays, dont la Suisse, se retrouvent lundi à Bonn pour avancer vers la mise en oeuvre de l'accord de Paris. (Dimanche 29 avril 2018)

AFP
Selon le secrétaire général de l'ONU, grâce aux efforts des villes et des Etats, les USA sont en bonne voie d'honorer les objectifs de la COP21. (Jeudi 29 mars 2018)

Selon le secrétaire général de l'ONU, grâce aux efforts des villes et des Etats, les USA sont en bonne voie d'honorer les objectifs de la COP21. (Jeudi 29 mars 2018)

Keystone
«Nous sommes heureux du succès de notre réunion» et de la réaffirmation que «l'accord de Paris est irréversible et non négociable», a déclaré la ministre canadienne du changement climatique, malgré le volte-face de Washington, samedi.

«Nous sommes heureux du succès de notre réunion» et de la réaffirmation que «l'accord de Paris est irréversible et non négociable», a déclaré la ministre canadienne du changement climatique, malgré le volte-face de Washington, samedi.

AFP

Des échauffourées ont éclaté entre forces de l'ordre et des manifestants anti-COP21 dimanche après-midi place de la République à Paris, lieu symbolique devenu «mémorial» des victimes des attentats.

Dérangeante image, deux semaines après les sanglants attentats de Paris et Saint-Denis, que cette place de la République enveloppée, un dimanche après-midi, par des nuages de gaz lacrymogènes. «Ce sont des petits groupes violents qui s'en sont pris aux forces de l'ordre avec des projectiles» comme des «bougies» déposées en mémoire des victimes des attentats ou «une boule de pétanque», a indiqué le préfet de Paris Michel Cadot.

Deux cent huit personnes ont été interpellées et 174 d'entre elles placées en garde à vue, a indiqué Bernard Cazeneuve qui a condamné ces débordements «avec la plus grande fermeté par respect pour les victimes des attentats». «Aucun amalgame ne saurait être fait entre des manifestants de bonne foi et ces groupes qui n'ont toujours eu qu'un seul dessein: profiter de rassemblements responsables et légitimes pour commettre des violences inacceptables», a dit le ministre de l'Intérieur.

Chaîne humaine

Une pluie de condamnations s'est abattue sur ces agissements. Sur place, des manifestants pacifiques, venus pour former une chaîne humaine contre le changement climatique en lieu et place de la grande manifestation prévue et finalement interdite pour cause d'état d'urgence, ont dénoncé une «profanation».

Au plan politique, les condamnations n'ont pas tardé. Depuis Bruxelles, en marge d'un sommet de l'UE, François Hollande a fustigé l'action «scandaleuse» d'«éléments perturbateurs» qui n'ont «rien à avoir avec les défenseurs de l'environnement».

Manuel Valls a également condamné sur Twitter des débordements «indignes» et appelé à «respecter la mémoire des victimes des attentats». «Respect des lieux, mémoire, justice pour toutes ces personnes fauchées par la démence meurtrière», a également tweeté la Garde des Sceaux Christiane Taubira.

(ats)

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