France - Le métro du Grand Paris promis par Macron ne sera pas prêt pour les JO
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Le chantier du Grand Paris Express, qui doit relier des dizaines de communes de banlieue, dont des sites des JO de 2024, a pris plus de deux ans de retard.

Lancé sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le chantier du Grand Paris Express a pris tellement de retard que ses nouvelles lignes ne seront pas mises en service avant 2025 au mieux, malgré les promesses du président Macron.

Lancé sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le chantier du Grand Paris Express a pris tellement de retard que ses nouvelles lignes ne seront pas mises en service avant 2025 au mieux, malgré les promesses du président Macron.

AFP

Les retards étaient pressentis, ils sont désormais confirmés: la Société du Grand Paris a officialisé mardi les retards de plusieurs lignes du futur métro automatique d’Île-de-France, et notamment des tronçons qui devaient relier des sites des Jeux olympiques de 2024.

Lancé à la fin des années 2000 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, le «Grand Paris Express» reliera sur plus de 200 km des dizaines de communes de banlieue, les centres de recherche du plateau de Saclay ou encore les deux aéroports parisiens de Roissy au nord et d’Orly au sud. Le nouveau calendrier officialisé mardi prévoit désormais des mises en service progressives des nouvelles lignes entre 2025 et 2030.

Un tronçon en particulier est très attendu: une partie de la ligne 16 sur un arc traversant la banlieue de Seine-Saint-Denis, au nord-est de Paris. Il y a quatre ans, le président Macron l’avait encore promise aux quartiers sensibles de Clichy-Montfermeil pour 2024, à temps pour les JO.

Mais le nouveau président de la Société du Grand Paris, nommé en mars par le pouvoir actuel insatisfait des retards, n’a pu qu’admettre l’infaisabilité du calendrier. Résultat: plus de deux ans de retard. Ouverture prévue «pour le deuxième semestre 2026», a annoncé Jean-François Monteils.

Le Bourget ne sera pas encore accessible par la ligne 17

L’amorce de la ligne 17, qui devait mener jusqu’à l’aéroport du Bourget, où un quartier doit être construit pour loger les médias du monde entier, subit le même sort: elle ne sera pas prête avant le second semestre 2025.

Les organisateurs des JO avaient anticipé ces retards, dans le cadre de leur revue budgétaire, et déplacé quelques sites dans des lieux plus accessibles. Par exemple, les épreuves de natation ont été déplacées de Saint-Denis à Nanterre, bien reliée par les transports en commun.

Le problème principal sera le village des médias du Bourget. Il y aura des acheminements de «bus» prévus pour les journalistes mais le comité d’organisation envisage désormais de déplacer le centre de presse.

Finalement, seul le rallongement de la ligne 14 (qui était la première ligne automatisée du métro parisien et traverse aujourd’hui la capitale) devrait être réalisé à temps pour les JO. Ses nouveaux prolongements relieront le village olympique, à Pleyel, à l’aéroport d’Orly.

Celle que la présidente de Région, Valérie Pécresse, vante comme «l’une des lignes les plus modernes du monde» avait déjà été prolongée jusqu’à Saint-Ouen en décembre dernier.

La faute au Covid, oui, mais pas seulement…

Les responsables de la SGP avaient averti que les délais seraient difficiles à tenir, et l’épidémie de Covid-19 n’est qu’une explication des retards parmi d’autres.

«Ce serait entre guillemets simple s’il n’y avait que la crise pandémique, mais l’honnêteté oblige à dire qu’il n’y a pas que la crise pandémique», dit toutefois Jean-François Monteils.

Parmi les difficultés rencontrées, il a cité le désamiantage du site du dépôt d’Aulnay-sous-Bois, la difficulté de faire venir des techniciens d’Allemagne pour venir au chevet des tunneliers pendant le confinement et les conséquences du décès accidentel d’un ouvrier à Noël, qui a contraint un tunnelier à l’arrêt pendant six mois, pendant l’enquête.

«On a tout commencé et on finira tout»

Le calendrier du Grand Paris Express, dont les rames devaient être une vitrine pour le groupe français Alstom, subit d’autres chamboulements, pas tous négatifs.

Certaines parties arriveront en avance (au sud-ouest), d’autres en retard (au sud). La suite de la ligne 17, qui doit mener jusqu’à Gonesse, où la création d’une gare sur des terres agricoles fait débat, attendra jusqu’au second semestre 2025, mais elle atteindra plus tôt que prévu le Parc des Expositions, en 2028.

In fine, la carte ne bougera pas et les 200 kilomètres restent confirmés pour 2030. «On a tout commencé et on finira tout», assure Jean-François Monteils.

(AFP)

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