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Hong KongLe militant pro-démocratie Joshua Wong placé en détention provisoire

Trois dissidents hongkongais, dont le jeune activiste de 24 ans, sont poursuivis pour une manifestation devant le quartier général de la police de Hong Kong en juin 2019.

Joshua Wong a plaidé coupable d’incitation et organisation d’un rassemblement illégal.

Joshua Wong a plaidé coupable d’incitation et organisation d’un rassemblement illégal.

KEYSTONE

Joshua Wong, l’une des figures les plus connues de la contestation à Hong Kong, et deux autres militants de premier plan ont été placés lundi en détention provisoire. Ils avaient auparavant plaidé coupable pour leur rôle dans des manifestations en 2019.

Tous trois sont poursuivis pour une manifestation devant le quartier général de la police de Hong Kong le 21 juin 2019, une dizaine de jours après le début des importantes mobilisations pour dénoncer l’influence de la Chine sur la région semi-autonome.

Joshua Wong, 24 ans, a plaidé coupable d’incitation et organisation d’un rassemblement illégal. Ivan Lam, 26 ans, a plaidé coupable d’incitation, Agnes Chow, 23 ans, d’incitation et de participation à cette manifestation.

Les trois ont été placés en détention provisoire en attendant l’annonce de la décision du tribunal le 2 décembre. Ce qui signifie qu’ils sont presque assurés d’écoper d’une peine de prison.

Le tribunal saisi ne peut infliger des peines supérieures à trois ans d’emprisonnement. «Bon courage à tout le monde», a lancé Joshua Wong, en étant emmené par les forces de l’ordre.

«Nous continuerons à lutter pour la liberté, et ce n’est pas le moment de nous aplatir devant Pékin ni de nous rendre», a déclaré devant les journalistes à son arrivée au tribunal celui qui avait été en 2014 le visage du «Mouvement des parapluies».

Grave crise politique

Le procès des trois militants pro-démocratie s’ouvre alors que l’ancienne colonie britannique est l’objet d’une reprise en main musclée par Pékin. La Chine a imposé à sa région semi-autonome une loi très controversée sur la sécurité nationale, en réponse à l’immense mobilisation populaire de 2019.

L’ex-colonie britannique a connu l’an passé sa crise politique la plus grave depuis sa rétrocession à Pékin en 1997, avec des manifestations quasi quotidiennes pour dénoncer l’influence de la Chine sur la région.

En dépit de l’ampleur de cette mobilisation, marquée par des défilés rassemblant plus d’un million de personnes, l’exécutif hongkongais, qui est aligné sur Pékin, n’avait fait aucune concession aux manifestants sur la question cruciale du mode de scrutin.

Les autorités ont riposté par une répression vigoureuse contre le mouvement pro-démocratie.

(ATS/NXP)

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