Actualisé 16.02.2015 à 16:36

GrèceLe ministre Varoufakis met en garde contre des «lignes rouges»

La Grèce va tenter lundi d'arracher un accord à Bruxelles. Le ministre grec des Finances a prévenu lundi qu'Athènes ne fait pas de «bluff».

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis.

Keystone

La Grèce tentera ce lundi 16 février d'arracher un accord sur un nouveau programme de financement lui permettant de tourner la page de l'austérité.

Les «lignes rouges» sont vraiment infranchissables, a-t-il écrit dans le New York Times, alors qu'à Bruxelles commence une réunion déterminante pour l'avenir économique de la Grèce.

Dans une tribune publiée par le journal new-yorkais, Yanis Varoufakis écrit que certains commentateurs, en raison de son passé d'économiste spécialiste de la théorie des jeux, ont pensé qu'il pratiquait le «bluff» avec les partenaires européens de la Grèce. «S'il y a une chose dont ce passé m'a convaincu, c'est que ce serait folie que de voir les discussions actuelles comme un jeu qu'on gagne ou perd par le bluff ou les subterfuges tactiques».

Programme «humanitaire»

Au contraire, il se dit «convaincu que nous n'avons qu'une seule option : présenter honnêtement les faits concernant l'économie sociale de la Grèce, nos propositions pour lui faire retrouver la croissance, expliquer pourquoi elles sont dans l'intérêt de l'Europe, et annoncer les lignes rouges au-delà desquelles la logique et notre devoir nous empêchent d'aller». Ces lignes «ne seront pas franchies. Sinon, elles ne seraient pas vraiment rouges».

C'est selon lui «la grande différence» avec les précédents gouvernements. «Nous nous battrons contre les puissants intérêts acquis et nous ne nous laisserons pas traiter comme une colonie de la dette qui n'a que ce qu'elle mérite», poursuit-il.

Athènes veut notamment appliquer très vite un programme «humanitaire» pour les Grecs les plus touchés par la crise. Par la suite, rappelle Yanis Varoufakis, le nouveau gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras demande «quelques mois de stabilité financière qui permettront de lancer les réformes».

Les ministres des finances de la zone euro se sont réunis lundi pour décider de la suite à donner au programme de financement de la Grèce.

(ats)

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