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RéfugiésLe monde compte un record de migrants

Alors que c'est ce mercredi la journée internationale des migrants, l'ONU rappelle que 71 millions de personnes ont été déplacées à cause des guerres ou persécutions. Du jamais vu.

Alors que Genève accueille jusqu'à ce mercredi soir le premier Forum mondial sur les réfugiés, les Nations unies rappellent que ce 18 décembre marque aussi la journée mondiale des migrants. L'occasion de rappeler qu'en 2018, près de 71 millions de personnes avaient été déplacées à cause des guerres et des persécutions. Un record. C'est 2,3 millions de plus qu’en 2017.

«Aujourd’hui, il n’y a jamais eu autant de personnes vivant dans un pays autre que celui dans lequel elles sont nées», rappelle l'ONU dans son message. En 2019, le nombre de migrants dans le monde était d'environ 272 millions de personnes, soit 51 millions de plus qu'en 2010. Les femmes représentent 48 % du total des migrants.

Sur le plan politique, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé mardi lors du Forum à Genève la communauté internationale à davantage de générosité pour «assumer collectivement» la charge des déplacés, lors du premier Forum mondial sur les réfugiés.

Ce forum, qui se tient un an après l'adoption à New York d'un Pacte sur les réfugiés aux Nations unies, est censé donner un nouvel élan à la gestion des déplacés, plus nombreux que jamais, mais a surtout permis, dès son ouverture, de mettre en évidence les fortes dissensions internationales sur ce sujet hautement inflammable.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui menace inlassablement depuis des années d'ouvrir les portes de la Turquie vers l'Europe pour y laisser passer les quelque 4 millions de réfugiés qu'il accueille, a lancé à la tribune de l'ONU à Genève de nouvelles piques contre la communauté internationale.

N'ayant «pas reçu les aides que nous attendions», les Turcs, qui accueillent le plus de réfugiés au monde, ont été «obligés» de se «préoccuper de (leur) propre protection», a déclaré l'homme fort d'Ankara.«Nous avons lancé des opérations (...) pour évacuer les organisations terroristes de l'Etat islamique (EI) et (des forces kurdes) des YPG et du PKK qui se trouvaient dans les zones concernées», a poursuivi M. Erdogan, dont le pays co-organise le Forum.

Les débats, qui doivent s'étirer jusqu'à mercredi soir, porteront aussi sur l'environnement, l'éducation, l'emploi ou encore l'énergie.

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